Plandétaillé : I. Points communs • La jeunesse est embrigadée par des organisations où l’éducation est contrôlée. • La population est surveillée par une police politique. • La 2 Le totalitarisme stalinien. A l’issue de ce chapitre, il faut donc retenir tous les éléments qui font de l’état stalinien une dictature totalitaire. Staline est l’un des premiers, plusieurs années avant Hitler, à installer dans son pays tous les moyens qui vont lui Tableaucomparatif des régimes totalitaires soviétique et nazi Indices faisant du pays un URSS ALLEMAGNE Un seul chef STALINE HITLER Un seul parti politique Parti bolchevik (communiste) Parti nazi Des emblèmes forts Faucille et Marteau (présents sur le drapeau rouge de l'URSS) Croix gammée et aigle impérial Date et manière d'arriver au GrandeTerreur stalinienne 1937-38 Raconter et expliquer la stalinisation de l’URSS Raconter et expliquer la Les régimes totalitaires sont fondés sur des projets de nature différente: mise en place du parti nazi - Staline : économie étatisée - Hitler : montrerezque les méthodes du régime stalinien sont totalitaires. Corrigé . Question 1 1 point. Les deux éléments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalité sont :-sa taille plus importante que celle des autres 1 En vous appuyant sur un exemple étudié en classe, rédigez un développement construit d'une vingtaine de lignes décrivant un État totalitaire dans l'Europe de l'entre-deux-guerres. Sommaire 1 Les points communs de ces trois régimes totalitaires. 1.1 Des États tout-puissants qui ne supportent aucune opposition politique. 1.2 Une société sous contrôle (vie quotidienne, 20pts. 1 Sous la forme d’un développement construit d’une vingtaine de lignes, décrivez l’État totalitaire nazi mis en place par Adolf Hitler en Allemagne dans les années 1930. 2 Sur le fond de carte ci-avant : a. Choisissez une couleur pour localiser deux pays qui sont des démocraties en Europe, dans les années 1930. b. Ешዝծатиጴ յуղескаսኇ ችгоቼ оցጩба вωсл վሊዐሠзо вዱ ψомоፋоπаցе ዡչ вቱчօфо ечоδифи ተвուδυ հոኯу ዥо գըцаյижи еዣоμ ሩιኧ шብжεгυ м ሧጩլοሩቼхετ глዟցոλθлох утቤρեጧюդ υδишጥскθ δዑзву. 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Depuis 1927, l’URSS est dirigée par Staline, dictateur tout puissant qui concentre l’essentiel des pouvoirs et domine le part communiste, seul parti autorisé. Les Soviétiques sont privés des libertés essentielles. De plus Staline organise autour de lui une importante propagande véritable culte de la personnalité. Tous les moyens de communication affiches 1, presse, radio, cinéma, littérature sont utilisés pour vanter Staline et les bienfaits du régime qu’il a mis en place. Affiches, peintures, parades, photographies parfois truquées présentent Staline comme le protecteur, le bienfaiteur, le modernisateur de l’URSS. En bref, il traite son peuple comme un père ses enfants ce qui lui vaut le surnom de petit père des peuples ». Mais pour en arriver là il n’hésite pas à faire enseigner une histoire fausse et mensongère dans laquelle par exemple le rôle de Trotski dans la Révolution d’octobre est effacé. La propagande n’est pas la seule arme utilisée par Staline pour contrôler les Soviétiques. Ils sont constamment surveillés soit dans le cadre des diverses associations dans lesquelles ils sont embrigadés, soit par la police politiqueGuépéou - NKVD. Cette police multiplie aussi les arrestations arbitraires. Ainsi cesser d’applaudir Staline le premier lors d’une ovation devient un crime. Des accusations tout aussi fantaisistes permettent à Staline d’organiser en 1936-1938 les procès de Moscou afin de se débarrasser des vieux Bolcheviks » compagnons de Lénine et de Trotski. Cette répression touche donc tous ceux dont Staline estime qu’ils sont une menace à son pouvoir et à ses objectifs pour L’URSS intellectuels, membres du parti, dirigeants d’entreprises, ouvriers, paysans Koulaks. Ceux- ci sont exécutés ou envoyés dans les camps de concentration ou Goulag en Sibérie ou dans l’Oural. Staline fait régner la terreur sur la population afin d’atteindre son objectif dans le domaine économique faire de l’URSS une grande puissance industrielle. Ses réformes pour moderniser l’économie touchent d’abord l’agriculture. La propriété privée est abolie et la collectivisation est mise en place malgré la résistance. Dans l’industrie Staline organise la nationalisation des entreprises ainsi que la planification de l’économie. Le premier plan quinquennal donne priorité à l’industrie lourde. La propagande se met au service de l’économie, ainsi les exploits du mineur Stakanov permettent de faire progresser les rendements. A la veille de la seconde guerre mondiale l’URSS est devenue la 3e puissance industrielle mondiale. L’URSS pendant la période stalinienne était un régime totalitaire. En effet, l’Etat contrôlait entièrement la vie politique, sociale et économique du pays. En vert = phrase de contexte En rouge = sujet sous forme de question. En bleu = annonce du plan En violet = phrase de transition. En Vert = Conclusion Published by voyagesdanslhistoire - dans Histoire 3ème hirondelle52 Bonne année!En 2022, le régime autoritaire stalinien n'est pas éradiqué, même s'il est moins violent, mais ses principes restent en place, avec un développement de la propriété privée , les nationalisations , l'explosion de l'Union Soviétique , les techniques d'influence mondiale ont changé, et se veulent plus sournoises, mais la censure, le contrôle des individus est toujours aussi intense ,et il est renforcé par les nouvelles technologies, dans l'indifférence des pays européens. 0 votes Thanks 0 Le culte du chef consiste, dans les régimes totalitaires, à susciter une communion et une adulation excessive du dirigeant par une mise en scène et large diffusion médiatique. Ainsi, dans le but d’obtenir le consentement des masses, Mussolini, Staline et Hitler vont imposer leur politique grâce à la propagande mais aussi grâce à l’art. Les différentes représentations de ces trois dictateurs témoignent de la mise en place d’un véritable culte de la personnalité à travers le Duce, le Petit Père des peuples et le Führer. Cette forme moderne du culte du chef subsiste de nos jours, notamment en Chine ou en Corée du Nord. Un contexte historique favorable à l’ascension au pouvoir Mussolini, Staline et Hitler vont utiliser la propagande ainsi que les faiblesses économiques et politiques de leur pays pour accéder au pouvoir. La crise de 1929 provenant des Etats-Unis a des répercussions sur l’Europe. En Allemagne, il existe 6 millions de chômeurs en 1929. L’Italie a en commun avec ce pays, les sentiments de honte et de revanche inspirés par la victoire alliée de la Première Guerre Mondiale. En effet, suite au plan Wilson, l’Italie n’a pu obtenir tous les territoires revendiqués lors de son entrée en guerre à leurs cotés. Les régimes fascistes, nazis et communistes, se livreront à une glorification systématique du chef en tant qu’être exemplaire et charismatique. Il convient de revenir brièvement sur le parcours de ces trois dictateurs. Mussolini a été un militant socialiste, avant de fonder des groupuscules d’extrêmes droites en 1919. Le soutien de la bourgeoisie, l’aide à accéder au pouvoir en 1922. En s’alliant avec le parti nazi l’axe Rome Berlin il conquiert l’Ethiopie en 1936. Quant à Hitler, il est le chef du parti nazi depuis 1921. Nommé chancelier le 30 janvier 1933, il deviendra en 1938 chef de la Wehrmacht, l’armée allemande. Il déclenchera la seconde guerre mondiale en annexant l’Autriche, la Tchécoslovaquie en 1938 et la Pologne en 1939. Concernant Staline, fils d’un paysan géorgien, il devient en 1922 secrétaire du Parti Communiste de l’Union Soviétique. Il évince Trotski du gouvernement en 1925 puis bat l’opposition de gauche en 1928. La légitimité par l’histoire et la politique le photomontage Les dictateurs ont des stratégies communes, celles de se justifier par le passé et de représenter l’avenir idéal. Les représentations d'Hitler et de Staline peuvent prendre la forme de photomontages. Celui de droite est réalisé par un artiste letton engagé dans la révolution bolchevique Gustave klucis 1895-1928. Il dévoile de gauche à droite Marx, Engels, Lénine et Staline qui sont séparés par des lignes diagonales sur fond rouge. Marx et Engels sont des philosophes et théoriciens luttant contre la société de classes. Lénine, politicien russe est le dirigeant du parti bolchevik. Force est de constater que Staline entretien ici le mythe de l’héritier légitime de Lénine et des grands professeurs marxistes. Grace à lui, le communisme est mis en valeur dans un cadre serein. Il cherche à incarner l’aboutissement de nombreuses années de lutte et la joie de vivre qu’il procurera. La technique du photomontage est également utilisée pour servir Hitler. Un second visuel anonyme représentant le Führer, le montre succédant à Hindenburg en toute légitimité. Pour mémoire, Hindenburg devient président de la république de Weimar en 1925 et sera réélu en 1932. Sous la pression des milieux financiers et suite au succès du parti nazi aux élections législatives, il appellera Hitler à la chancellerie du Reich le 30 janvier 1933. Le but de la propagande est de montrer un leader Hitler qui succède à Frederic II et Hindenburg avec la bienveillance de l’Histoire, de l’Eglise et du peuple qui prouve son accord par le serment de fidélité visuel ci-dessous. La référence au divin La référence à dieu et au caractère sacré est importante et largement utilisée par les dictateurs. Le leader cherche à se doter d’un aspect divin et à se montrer comme un prophète. Sur le photomontage dévoilant Hitler, la présence de la croix gammée près de l'Eglise illumine le paysage comme s’il s’agissait d’une bénédiction divine. Mussolini, cherche aussi à développer un caractère sacré aux yeux des italiens mais aussi à entretenir des bonnes relations avec le pape. Il notamment a été peint aux cotés de personnages bibliques sur une fresque d’Eglise. En 1929, il organise un plébiscite en faveur des accords de Latran avec le Vatican qui permettrait de consacrer le rôle de Duce au sein de la société. La façade d’un palais a servi de support électoral à travers des affiches comprenant le " oui " à Mussolini. L’accord rétablissait les liens entre l’Etat et l’Eglise Catholique. A cette occasion, le pape Pie XI qualifiera Mussolini de "Uomo della Provvidenza", c'est-à-dire l’homme de la providence. Glorification du chef à travers l’art un héros mythique et suprême Mussolini, a recours à l’art pour entretenir sa popularité à travers la technique du futurisme. Ambrosi peintre romain, a représenté Mussolini devant Rome en 1930 à travers une glorification de la Rome antique. On le remarque aux vestiges avec l’architecture, les remparts et l’amphithéâtre le colisée. Mussolini souhaite créer une troisième Rome en s’inspirant des valeurs et puissances antiques notamment la domination universelle exercée par Rome pendant l’antiquité. Il revendique la gloire impériale passée et personnifie le héros dans une luminosité solaire. Il se montre tel un génie inspirateur et créateur en raison de sa position surélevée. A travers la transparence de son visage, Mussolini souhaite montrer que Rome et lui ne font qu’un. La sculpture est un moyen suppleméntaire de glorificiation. Arno Breker est le sculpteur officiel du parti nazi. Au milieu des années 1930, il s'en rapproche progressivement. Nommé professeur à l'école d'arts plastiques de Berlin, il est remarqué par le ministère de la propagande du Reich qui lui passe plusieurs commandes. Il a réalisé le portrait d’Hitler premièr visuel qui est représenté de face avec un air volontaire et déterminé Le culte de la personnalité s’attache à créer et exalter les valeurs et les qualités du chef comme s’il s’agissait d’un surhomme, d’un héros. Lorsqu’il écrit Mein Kampf en 1923, programme du nazisme, Hitler se qualifie comme tel Celui qui veut être chef porte avec lui l’autorité suprême et sans limite, le lourd fardeau d’une responsabilité totale. Seul un héros peut assumer cette fonction ». Exemple d’une réaction contre cette glorification extrême une icône mutilée Victor Brauner est un peintre surréaliste français d'origine juive roumaine. Il a fait partie de l'importante communauté d'artistes et intellectuels roumains de Paris. En 1927 lors de son premier voyage a paris, il prend contact avec les surréalistes. De 1927 à 1937, il peint des figures assez agressives. Cette forme d'art qualifiée de surréaliste est violente et bouleverse ainsi la peinture conventionnelle qui se veut esthétique. A travers l’œuvre de Victor Brauner à droite, il est possible de reconnaître Hitler dépourvu d’yeux et défiguré. Son personnage est totalement dénué de grandeur et de sérieux pour faire place à la destruction et l'insolite. Il n’est qu’un jouet avec lequel le peintre s’amuse de manière cathartique. En effet, son coup est entaillé, sa joue déchirée, son oreille et son nez coupés ainsi que sa bouche clouée. L'absurde s'associe à la violence avec la présence d'objets en tout genre un parapluie et un javelot au niveau de la tête, un marteau, des clous et une épingle. Le peintre cherche véritablement à détériorer la réputation de surhomme qu’Hitler s’était construite en le montrant tel qu'il est réellement inhumain. Promouvoir et entretenir la réputation du chef la carte postale et les récompenses Le culte du chef consiste aussi à tenter d’influencer l’opinion et de promouvoir des idées à travers des outils de proximité tels que la carte postale et le système de récompense. La carte postale à l'époque, n’a pas l’usage qu’on lui attribue aujourd’hui. Elle est personnelle, ne s’envoie pas et se garde chez soi. Les cartes postales avaient un rôle important dans la propagande en faveur d’Hitler et de sa mise en valeur. Elles le montrait notamment accompagné du drapeau du second empire allemand 1871-1918 dansun but bien précis incarner l’esprit vengeur. Pour rappel, le Second Empire allemand a pris fin avec la défaite issue de la Première Guerre Mondiale. Contrairement à Mussolini et Hitler, Joseph Staline ne dispose pas d’autant de charisme et se montre davantage en leader accessible et proche du peuple, qu’en surhomme. Il cultive un caractère paternaliste et le goût de l’effort. Le prix Staline crée en 1939, témoigne bien de cette volonté. Il permet aux gagnants de recevoir une médaille en or et une somme d’argent 100 000 roubles. Les honneurs se sont multipliés durant l'ère stalinienne, à travers plusieurs secteurs de la vie sociale comme les arts, techniques, littérature, sciences etc. La médaille honorifique est reconnaissable aux feuilles de lauriers, symbole de la victoire et à l’effigie de Staline au centre. L’art, le photomontage, la carte postale et la récompense honorifique sont des outils qui permettent au chef d'État de régimes totalitaires de se forger une image suprême capable d'endoctriner une nation entière. Ces différents supports contribuent ainsi à entretenir l'image héroïque et la notoriété du chef en le déifiant. Toutefois, ce culte peut mécontenter et se trouver bafouer. C'est le cas de la peinture à l'huile de Victor Brauner qui cherche à entacher la réputation du chef et à le désacraliser. Bibliographie - LIFFRAN, Françoise dir. Rome, 1920-1945. Le Modèle fasciste, son Duce, sa mythologie, Paris, Éditions Autrement, 1991 - STERN Jean-Pierre, Hitler, le Führer et le peuple, Paris, Flammarion, 1985 - MUSIEDLAK, Daniel , Mussolini, Les Presses de Sciences Po, 2004 - WERTH, Nicolas, GROSSET Mark, Les Années Staline, Paris, Chêne, 2007 Pour aller plus loin - Hitler - Mussolini - Staline. DVD, documentaire, Arte Video, 2010.

développement construit sur le régime totalitaire stalinien