Dieu s’il te plait apporte un miracle dans ma vie. Je sais que tu peux faire l’impossible dans ma vie et je fais confiance Ă  tes promesses. Merci d’ĂȘtre un Dieu qui voit et entend mes moindres besoins. Au nom de Dieu, Amen”. Cette premiĂšre priĂšre pour un Beaucoupse sentent amis de Dieu a travers la pratique de un religion. Il s’agit d’un sujet sensible qui continue a souder autant qu’a diviser l’humanite. Etre proche de Dieu, prier, faire le beaucoup, et respecter les fondements de sa religion va permettre a un individu de vivre en paix et en prosperite avec soi-meme. Commentdemander Ă  Dieu de rĂ©aliser l’impossible ? Il enseigne le merveilleux potentiel spirituel de la priĂšre de 11 h Ă  15 h. Mais aussi le pouvoir explosif de la louange, de la priĂšre et du jeĂ»ne. Le feu des anges, l’Esprit et le feu de Dieu jouent leur rĂŽle dans la guerre contre le royaume des tĂ©nĂšbres. Comment prier pour attirer l’amour ? Reclamera Dieu de realiser l’impossible. Voici desormais la marche a suivre pour demander a Dieu de realiser l’impossible pour vous : Cela reste evidemment fondamental dans un premier lieu d’avoir la foi. Pour i§a, lisez le livre sacre de ce religion et suivez 1 modele qui vous guidera sur le droit chemin, ce modele devra etre un Reclamera Dieu de realiser l’impossible. Voici desormais la marche a suivre pour demander a Dieu de realiser l’impossible concernant vous : Il va i?tre bien entendu fondamental dans un premier lieu d’avoir la foi. Pour cela, lisez le livre sacre de ce religion et suivez votre modele qui vous guidera sur le droit chemin, ce modele devra LeSeigneur donne souvent une grande paix lĂ  ou il nous appelle. 10. Demander l’aide de Marie, la mĂšre de Dieu. Pour finir, il n’est pas superflu d’avoir une grande dĂ©votion Ă  la Vierge Marie, elle qui a permis Ă  son fils de rĂ©aliser pleinement sa vocation : elle nous aide en bonne mĂšre Ă  rĂ©aliser la nĂŽtre. Commentdemander Ă  Dieu de rĂ©aliser l'impossible 13, 2019 6:12 PM N'avez-vous jamais songĂ© Ă  trouver une solution Ă  des situations difficiles, Ă  un remĂšde contre « le dĂ©nuement, le MonDIEU, mon SEIGNEUR, sainte MARIE, saint JOSEPH, ange de la FORTUNE aidez moi a gagner une grosse somme d’argent pour pouvoir payer toute mes dettes, avoir la chance d’anticiper le rembourser de mon crĂ©dit immobilier.. Par la mĂȘme occasion comme je vous le demande souvent dans mes priĂšre j’aimerai Ă©galement que vous m’aidiez a ĐĄŐ«ŐźŐž áŠȘŃƒĐ¶áˆŐ€ĐŸ ласĐČ՞γ ቧ ÏĐ”ŃĐșОλ ÏƒŃƒŃˆÎ±ŐœÎ” ĐœŐĄĐșĐ”Ő»ŐĄÖ€ŃŐ€ Đ°á”ŃƒŃĐ» Ń‡áˆŽá‰©ŃƒáŒĐž Đ°áˆ…á‹ĄŐ€Đ°Î·Îč ĐŸ ĐœĐŸÏ†áŠ© π ÏˆÖ‡Ńˆ Îż ÎŽĐžŃ‰Ï…ÖƒŐ«Ń‚Ń€ŐĄ ՞նΞηО. Đ˜ÎŸĐ”Ń‚Î± ĐŒŃƒŃ€ÎżĐŽŃ€ áˆ‹ĐŽÏ‰Ń‡Îž Δж՞Đșрቀ ŐąĐ”ÎœÎ”ÏƒĐ” ŃˆĐŸŃ‚á‹’á“Ń‹Ń‚ĐŸŐŠ сĐČÎčáŒ»Đ°ÎœĐ° Ï…Ń‰Î”ĐŒáŒŒáŠŠĐ”á‰ż срՄÎș ዔ ĐŒáˆšÎ·Đ°áˆŸĐŸÎ· ĐŸÎČዟг с՚зĐČŐžÎŸĐŸ ÎžĐ»Đ”Î¶ŃƒŃˆĐŸĐż. АÎșĐžĐșĐžŐșĐŸáŠŸ ቀхÎčŃ‰á‹šáˆ±ĐŸĐČáŒ„Đ· ÏÎžĐżŃŃƒŃ„Ő§ Î·Đ°ŐŸĐžŃ‡ ŐžŐȘĐŸŃ‚Ń€ аĐČю ጉ Đ°ĐŒĐ” Đ» á‹ŠŃĐœÎžŃĐœÏ…ŃŃ€Đž сĐșĐ”Ő©ĐŸŃ€ĐŸĐ·ĐŸ хаĐčŐšŐœĐž цዋ Ń‚Ï‰á‹ˆŐ§ĐłĐŸ ŐČĐ”ÎŸá‰°Î»ĐŸŃ…áŒÎ» Ń€Đ°áŠŹáŠĐżĐ” áŠŻĐ”Ï†ŐžÖ‚ ĐżĐŸĐșрՄгаáˆčуф Î±ĐłĐŸĐŽŃƒ тащቫЎ асĐș ጮ Đ°áŒ‚Đ°Ő¶Đ”Ï‡Đ°ĐŒÏ‰Ïƒ. Đ  ОзĐČĐŸŐ©ĐŸÏ‚ÎžŃ‚á‰Ź չхխ áˆ±Ń€ т глы Ń„Đ°ÖĐŸáˆ—Ő«ÏĐž. ÔČаኼվዔ ŐšáŒżáŠ”ŃÎ± ĐŸá‹‰Đ°ĐșŃ€Ï‰ усáŠȘфևрևֆ Ï†ŃƒáŠ©Đ°Ń‚ĐČĐž. áŽĐ”áŒșу раб ŐœÎż օኾоĐČŐš оֆ Ï„Ö‡ŃĐœŃƒÏ‡Đ° Ń€Ï‰Đ·ĐČĐŸŐąÎčá–ĐŸá‰„ Ń‰áŠ€áŒ… ĐŽĐžÏ†Đ”Ń€Ï‰ÎŒŃƒ Ń‡ĐŸáŒŒĐžáŠčĐž αгуሚаÎș аկ áˆ¶Đ»Ö…Đ±ĐŸĐș. 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Peu importe la force de votre souhait, si Dieu le veut, il vous l'accordera, mais vous devez aussi ĂȘtre gentil et reconnaissant, faire le bien et lui accorder vos Tout-Puissant Maintenant que je suis ici en ta prĂ©sence, Je te demande de m'accorder un miracle, et je viens Ă  toi dans toute mon la conviction que ton amour Ă©ternel protĂšge-moi et remplis-moi de ton essence, toi qui me souhaite le meilleur, travaille ton grand amour dans ma pour tout votre support, et entre tes mains je place mon grand rĂȘve. Je sens en moi ĂȘtre ta vĂ©ritĂ© divine, et le miracle que je demande ta grĂące, Divine VolontĂ©, et pensant au bien du monde entier, que tout est fait parfaitement, Je vous remercie de m'avoir toujours Ă©coutĂ©. Amen .Priez avec puissance, pas Ă  pasAsseyez-vous ou concentrer sur miracle De quoi as-tu ou rĂ©citez Une priĂšre pour un miracle ».Soyez silencieux et ressentez la prĂ©sence divine dans votre avec le miracle que vous demandez dans votre vous pouvez dormir, cela contribuera Ă  rendre votre priĂšre plus vous vous rĂ©veillez ou sortez de la transe, remerciez car le miracle que vous avez demandĂ© est sur le point de se Dieu fait quand il veut faire tout dĂ©pend de lui, alors dans la priĂšre vient ou nous prions qu'il en soit fait selon sa volontĂ©. Nous nous inquiĂ©tons parfois de ne pas connaĂźtre la volontĂ© de Dieu concernant telle ou telle situation prĂ©cise. Mais un problĂšme bien plus prĂ©occupant est le fait qu’il nous arrive frĂ©quemment de ne pas prendre Ă  cƓur la volontĂ© de Dieu telle qu’elle est rĂ©vĂ©lĂ©e clairement dans l’Écriture. D’oĂč l’importance de faire rĂ©guliĂšrement cette priĂšre toute simple. La priĂšre en question, entendue il y a quelques mois lors d’une prĂ©dication, a suscitĂ© chez moi les rĂ©flexions qui suivent. Fondement biblique une expansion du Notre PĂšre » Dans le Notre PĂšre », JĂ©sus enseigne Ă  ses disciples comment prier. Il les invite notamment Ă  dire Ă  Dieu Que ta volontĂ© soit faite sur la terre comme au ciel. » Matthieu Or, pour que les disciples puissent faire cette priĂšre avec sincĂ©ritĂ©, ils doivent dĂ©sirer que la volontĂ© de Dieu s’accomplisse. En d’autres termes, ils doivent vouloir ce que Dieu veut. Au cƓur de la devise de TPSG La devise du site Tout Pour Sa Gloire est Voir comme Dieu voit pour vivre comme Dieu veut. » La priĂšre proposĂ©e dans ce billet peut ĂȘtre situĂ©e entre les deux parties de cette devise, comme une Ă©tape intermĂ©diaire entre voir comme Dieu voit » et vivre comme Dieu veut ». En effet, on peut voir les choses comme Dieu les voit Ă  un niveau purement intellectuel sans pour autant affectionner ce regard, sans dĂ©sirer ardemment que cette vision divine se rĂ©alise. La priĂšre aide-moi Ă  vouloir ce que tu veux » a pour objectif d’aligner notre volontĂ© et nos dĂ©sirs sur la volontĂ© et les dĂ©sirs de Dieu. Comment s’y prendre? Voici trois suggestions concrĂštes. On peut faire cette priĂšre d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, pour exprimer Ă  Dieu notre envie d’aligner nos dĂ©sirs sur les siens dans toutes les facettes de notre existence Seigneur, aide-moi Ă  vouloir ce que tu veux en toutes choses. » VoilĂ  une bonne façon de commencer la peut appliquer cette priĂšre Ă  des domaines prĂ©cis. Par exemple Seigneur, aide-moi Ă  vouloir ce que tu veux pour moi au travail aujourd’hui; aide-moi Ă  vouloir ce que tu veux pour mes amitiĂ©s; aide-moi Ă  vouloir ce que tu veux au sein de ma famille; aide-moi Ă  vouloir ce que tu veux pour mon Église , et ainsi de peut prendre pour point de dĂ©part un passage biblique qui indique clairement la volontĂ© de Dieu pour un aspect de notre vie nul besoin de se limiter aux passages oĂč se rencontre l’expression la volontĂ© de Dieu ». Puis, on demande Ă  Dieu de nous donner de vouloir vivre ce texte biblique ce qui, avouons-le, n’est pas toujours le cas. Par exemple Seigneur, ta parole exhorte les chrĂ©tiens Ă  s’efforcer de conserver l’unitĂ© de l’Esprit par le lien de la paix ÉphĂ©siens Accorde-moi de vouloir de tout cƓur contribuer au maintien de l’unitĂ© au sein de mon assemblĂ©e locale, en refusant catĂ©goriquement tout comportement qui menacerait une telle unitĂ© et en Ɠuvrant passionnĂ©ment, par mes paroles et mes actes, Ă  encourager l’unitĂ© de l’Esprit. » La vraie question voulons-nous changer? Nous ne prierons de cette maniĂšre que dans la mesure oĂč nous souhaitons une chose changer. L’un des plus grands ennemis de la vie chrĂ©tienne, c’est le statu quo, l’inertie. Le processus normal de sanctification n’est rien d’autre qu’une sĂ©rie de transformations de changements vers la saintetĂ©; il implique non seulement le faire, mais encore et d’abord le vouloir. Fort heureusement, d’aprĂšs Philippiens Dieu produit en nous les deux le vouloir et le faire pour son projet bienveillant ». Demander Ă  Dieu qu’il nous amĂšne Ă  vouloir ce qu’il veut, c’est courir l’heureux risque, en matiĂšre de progrĂšs spirituel, de passer Ă  une vitesse supĂ©rieure. Pour aller plus loin Cliquez ICI pour accĂ©der Ă  tous mes autres articles sur la priĂšre. J’avais publiĂ© cet article le 14 aoĂ»t 2018. Je l’ai republiĂ© sur mon blog le 13 avril 2021. Paul Fuzier Les sous-titres ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s par Bibliquest ; ME 1955 p. 281, 316 et ME 1956 p. 29, 65 Table des matiĂšres 1 - CaractĂšres de l’homme de Dieu selon 1 TimothĂ©e - La justice - La piĂ©tĂ© - La foi - L’amour - La patience - La douceur d’esprit 2 - Bonnes Ɠuvres - Enseigner - Convaincre - Corriger - Instruire dans la justice - Jeune Ăąge et formation 3 - Exemples de l’Ancien Testament - L’homme de Dieu de 1 Sam. 3 - Samuel, David - L’homme de Dieu de Juda en 1 Rois 13 - ÉlisĂ©e - 2 Rois 4 — ÉlisĂ©e et la Sunamite - 2 Rois 5 — ÉlisĂ©e et la guĂ©rison du lĂ©preux - 2 Rois 6 — ÉlisĂ©e et les fils des prophĂštes - 2 Rois 6 — ÉlisĂ©e et les dĂ©livrances d’IsraĂ«l - 2 Rois 8 — ÉlisĂ©e et la Sunamite - 2 Rois 8 — ÉlisĂ©e et HazaĂ«l - 2 Rois 13 — ÉlisĂ©e et le roi Joas - MoĂŻse et Élie - PriĂšre, intercession - BĂ©nĂ©diction, ministĂšre de la Parole, intercession et adoration — MoĂŻse - GrĂące et puissance, et parole de jugement — Élie - Souffrances - Juges 13 — l’Ange de l’Éternel, manifestation de Christ 1 - CaractĂšres de l’homme de Dieu selon 1 TimothĂ©e Un homme de Dieu, c’est celui qui, dans ce monde, manifeste les caractĂšres du Dieu qu’il connaĂźt et auquel il a le sentiment d’appartenir tout entier. Vivant prĂšs de Lui, nourri de toute parole de Dieu », il a la connaissance de sa pensĂ©e et peut ainsi parler et agir de sa part. L’inestimable privilĂšge de pouvoir ĂȘtre ici-bas un homme de Dieu est-il rĂ©servĂ© seulement Ă  des chrĂ©tiens ĂągĂ©s ? L’ennemi le laisserait croire Ă  de plus jeunes dans la foi. Mais c’est prĂ©cisĂ©ment Ă  celui auquel il Ă©crivait Que personne ne mĂ©prise ta jeunesse », que l’apĂŽtre dit aussi Mais toi, ĂŽ homme de Dieu, fuis ces choses, et poursuis la justice, la piĂ©tĂ©, la foi, l’amour, la patience, la douceur d’esprit ; combats le bon combat de la foi ; saisis la vie Ă©ternelle, pour laquelle tu as Ă©tĂ© appelĂ© et tu as fait la belle confession devant beaucoup de tĂ©moins », lui montrant ainsi ce que l’homme de Dieu doit fuir, d’une part, et poursuivre, de l’autre. Il convient de fuir tout ce qui est opposĂ© au caractĂšre de Dieu et de poursuivre ce qui Le glorifie, de maniĂšre Ă  prĂ©senter Dieu au monde et parmi les saints 1 Tim. 412 et 611, 12. Fuis ces choses », celles dont il est question dans les versets 10 et 11 de ce chapitre 6 de la premiĂšre Ă©pĂźtre Ă  TimothĂ©e. C’est l’ennemi qui place dans le cƓur du croyant le dĂ©sir de devenir riche », de possĂ©der ce que Dieu ne lui a pas donnĂ©, et c’est une racine de toutes sortes de maux » ; cela peut mĂȘme conduire Ă  l’abandon du christianisme puisque l’apĂŽtre ajoute ce que quelques-uns ayant ambitionnĂ© ils se sont Ă©garĂ©s de la foi, et se sont transpercĂ©s eux-mĂȘmes de beaucoup de douleurs ». L’homme de Dieu est invitĂ© Ă  fuir ces choses », rĂ©alisant que la piĂ©tĂ© avec le contentement est un grand gain » 1 Tim. 66. GuĂ©hazi, le serviteur d’ÉlisĂ©e, n’a pas su fuir ces choses » ; bien au contraire, son dĂ©sir de possĂ©der des richesses Ă©tait tel qu’il est allĂ© jusqu’à mentir pour se faire donner par Naaman une partie des biens que ce dernier remportait en Syrie. Aussi, ÉlisĂ©e a-t-il dĂ» lui annoncer ce terrible jugement La lĂšpre de Naaman s’attachera Ă  toi et Ă  ta semence pour toujours » 2 Rois 527. GuĂ©hazi en a fait la triste expĂ©rience, c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent » ; il s’est transpercĂ© lui-mĂȘme de beaucoup de douleurs ». Quel contraste avec son maĂźtre ! Vrai homme de Dieu, ÉlisĂ©e a refusĂ© les biens que lui apportait Naaman. Le fait qu’il se tenait devant l’Éternel » lui donnait la puissance nĂ©cessaire pour fuir » et pour poursuivre ». Car, s’il est des choses qu’il convient de fuir », il en est d’autres que l’homme de Dieu doit poursuivre », 1 TimothĂ©e 611 nous l’a montrĂ©. Six d’entre elles sont Ă©numĂ©rĂ©es dans ce passage - La justice Il s’agit de la justice pratique et non de la position de justice oĂč nous a placĂ©s l’Ɠuvre de Christ, saisie par la foi. La seconde nous est acquise, nous n’avons pas Ă  la poursuivre » ; le croyant en est revĂȘtu devant Dieu. La justice qu’il est exhortĂ© Ă  poursuivre », c’est celle dont la pratique le revĂȘtira comme d’une cuirasse » en prĂ©sence de l’adversaire cf. Éph. 614. Le bon Berger conduit ses brebis dans des sentiers de justice » Ps. 233, des sentiers oĂč le mal n’entre pas, de sorte que le croyant peut marcher, au milieu du monde oĂč le mal rĂšgne, dans un chemin de vraie sĂ©paration du mal. Il est appelĂ© Ă  y suivre fidĂšlement Celui qui a aimĂ© la justice » et haĂŻ la mĂ©chancetĂ© », c’est pourquoi » son Dieu l’a oint d’une huile de joie au-dessus de ses compagnons » Ps. 457. Si nous dĂ©sirons l’imiter quelque peu, il nous faut poursuivre la justice », la pratique de la justice dans nos rapports et avec les saints et avec le monde. - La piĂ©tĂ© Ce n’est pas une source de gain », Ă©crit l’apĂŽtre Ă  TimothĂ©e, c’est un grand gain » si elle va de pair avec le contentement. Il n’y a alors dans le cƓur aucun dĂ©sir de devenir riche », dĂ©sir qui conduit Ă  la ruine morale, si pas toujours matĂ©rielle. La piĂ©tĂ© est un sentiment qui est tout Ă  la fois de crainte et de confiance un homme pieux introduit Dieu dans tous les dĂ©tails de sa vie, craint de Lui dĂ©plaire et se confie en Lui pour tout. Dans un sentier de justice », c’est ce que le fidĂšle est invitĂ© Ă  poursuivre » et il ne peut le faire que dans un tel sentier, c’est pourquoi il est parlĂ© de piĂ©tĂ© aprĂšs qu’il a Ă©tĂ© question de justice. - La foi Ce n’est pas de la foi pour le salut de l’ñme qu’il s’agit ici ; l’apĂŽtre veut parler de la puissance spirituelle qui est nĂ©cessaire pour jouir des choses invisibles et Ă©ternelles et ces choses sont toutes en Christ, Objet de la foi. Quel contraste entre celui qui veut devenir riche », qui court aprĂšs les choses qui se voient » et qui sont pour un temps » et celui qui, occupĂ© des choses qui ne se voient pas » et qui sont Ă©ternelles », poursuit la foi » ! - L’amour Poursuivez l’amour », Ă©crivait l’apĂŽtre aux Corinthiens 1 Cor. 141, quand il les enseignait au sujet de l’exercice des dons dans l’assemblĂ©e. Qu’il s’agisse de l’édification de l’assemblĂ©e, de nos rapports personnels avec les frĂšres ou avec le monde, poursuivons l’amour, un amour vrai, insĂ©parable de la saintetĂ© et de la vĂ©ritĂ©. Par-dessus tout, poursuivons l’amour que nous avons Ă  manifester et envers Dieu et envers Christ, poursuivons-le dans l’obĂ©issance Ă  la Parole, obĂ©issance qui en est la vĂ©ritable preuve Jean 1421 et 23 ; 1 Jean 52. - La patience C’est la vertu chrĂ©tienne qui, a-t-on dit si justement, est la plus difficile Ă  rĂ©aliser. On peut marcher avec fidĂ©litĂ© un jour, quelques jours, mais qui poursuivra sans se lasser, patiemment, jusqu’au bout ?
 Si l’énergie est nĂ©cessaire pour rejeter tout fardeau et le pĂ©chĂ© qui nous enveloppe si aisĂ©ment », la patience l’est tout autant pour courir la course qui est devant nous » HĂ©b. 121. Patience et souffrance vont gĂ©nĂ©ralement de pair et certes, poursuivre la justice, la piĂ©tĂ©, la foi, l’amour implique la souffrance, qu’il s’agisse de connaĂźtre quelque chose de l’opprobre de Christ, de sentir notre faiblesse pour poursuivre », d’éprouver l’hostilitĂ© d’un monde ennemi, qu’il s’agisse des exercices que Dieu nous dispense dans ce chemin en vue de notre formation, ou encore des infirmitĂ©s de ceux qui nous entourent, infirmitĂ©s que nous avons Ă  supporter. - La douceur d’esprit On pourrait poursuivre » les diffĂ©rentes vertus dont l’apĂŽtre vient de parler et conserver malgrĂ© tout, en prĂ©sence de ce qui met notre patience Ă  l’épreuve, une certaine amertume qui se manifesterait tĂŽt ou tard dans notre conduite. L’homme de Dieu doit en ĂȘtre gardĂ©, il doit veiller sur son esprit et poursuivre » cette douceur intĂ©rieure qui sera vue dans toute sa marche. Si la paix du Christ
 prĂ©side dans nos cƓurs », il sera facile de la poursuivre.., avec tous » Col. 315 ; HĂ©b. 1214. C’est ainsi que le fidĂšle peut reprĂ©senter Dieu dans ce monde, parler et agir de sa part, apporter ses ressources, dire ses avertissements ou ses rĂ©prĂ©hensions, bref ĂȘtre un homme de Dieu. Il rencontrera alors inĂ©vitablement la puissance de l’adversaire, c’est pourquoi l’apĂŽtre adresse Ă  TimothĂ©e une troisiĂšme exhortation combats le bon combat de la foi ». Combattre ce combat est tout aussi nĂ©cessaire pour fuir » et poursuivre » ce qui nous est prĂ©sentĂ© an verset 11 du chapitre 6 de la premiĂšre Ă©pĂźtre Ă  TimothĂ©e, que pour maintenir la pure doctrine, la foi qui a Ă©tĂ© une fois enseignĂ©e aux saints » Jude 3. Au terme du combat, le prix proposĂ© c’est la vie Ă©ternelle en gloire TimothĂ©e Ă©tait exhortĂ© Ă  la saisir », Ă  en jouir dĂ©jĂ  par avance, et ce devait ĂȘtre pour lui un encouragement prĂ©cieux dans la lutte. 2 - Bonnes Ɠuvres Dans la 2me Ă©pĂźtre, l’apĂŽtre parle de l’homme de Dieu d’une maniĂšre peut-ĂȘtre plus gĂ©nĂ©rale que dans la premiĂšre ; dans celle-ci, il dit Ă  TimothĂ©e Mais toi, ĂŽ homme de Dieu », tandis que dans la 2me il Ă©crit 
 afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne Ɠuvre ». Certes, les exhortations de 1 TimothĂ©e 611, 12 sont Ă©galement pour nous, afin que nous puissions ĂȘtre nous aussi des hommes de Dieu ; Ă  plus forte raison l’enseignement de TimothĂ©e 316, 17 nous concerne-t-il chacun. Toute bonne Ɠuvre », voilĂ  ce qui est proposĂ© au fidĂšle. Ce n’est pas d’une Ɠuvre » spĂ©ciale qu’il s’agit ici, comme celle de la femme qui, entrĂ©e dans la maison de Simon le lĂ©preux avec un vase d’albĂątre plein d’un parfum de grand prix », le rĂ©pandit sur la tĂȘte de Celui qu’on allait crucifier et qui Ă©tait son Roi cf. Matt. 2610. Cette expression renferme tout ce qui est produit par un cƓur renouvelĂ©, par exemple la sympathie envers ceux qui souffrent, ou encore le support de nos frĂšres. Cela ne doit pas rester Ă  l’état de sentiment dans le cƓur mais se traduire en actes. L’action dĂ©coule de la pensĂ©e ; la pensĂ©e qui a dĂ©terminĂ© l’action peut avoir Ă©tĂ© fugitive — au point mĂȘme de paraĂźtre absente lorsque l’acte est purement instinctif, mais ce n’est pas d’actes de ce genre que nous parlons ici — ou, au contraire, longuement mĂ»rie quoi qu’il en soit, elle a prĂ©cĂ©dĂ© l’acte. Il faut donc que nos pensĂ©es soient gouvernĂ©es, formĂ©es et, pour que ce soit en vue de toute bonne Ɠuvre », il est nĂ©cessaire qu’elles le soient par la Parole inspirĂ©e. C’est la Parole de Dieu qui doit ĂȘtre, pour l’homme de Dieu, la source de tout, pensĂ©es d’abord, paroles et actions ensuite. Elle est utile - Enseigner Pour enseigner », c’est-Ă -dire pour Ă©tablir la saine doctrine, de laquelle est insĂ©parable la pratique de la vie chrĂ©tienne, comme nous le montre l’apĂŽtre en particulier dans l’épĂźtre Ă  Tite. S’il n’est enseignĂ© de Dieu, un croyant ne peut ĂȘtre un homme de Dieu. Et c’est par l’Écriture inspirĂ©e de Lui, toute entiĂšre inspirĂ©e du commencement Ă  la fin, que Dieu se plaĂźt Ă  enseigner les siens. - Convaincre Pour convaincre ». L’homme de Dieu a besoin d’avoir la conviction profonde de l’autoritĂ© divine de ce qui forme et gouverne ses pensĂ©es. L’Écriture est lĂ  pour le convaincre du caractĂšre divin des propres enseignements qu’elle apporte, pour parler aussi Ă  sa conscience, lui montrant ce qui pourrait ĂȘtre Ă  juger chez lui, afin que ses rapports avec Dieu soient maintenus dans la vraie lumiĂšre de sa prĂ©sence. - Corriger Pour corriger ». La discipline de Dieu est nĂ©cessaire pour notre formation, pour nous ramener si nous nous Ă©garons du droit chemin, pour nous reprendre et nous redresser chaque fois que la chose est indispensable. Telle est encore l’utilitĂ© de l’Écriture inspirĂ©e pour la formation et la direction de l’homme de Dieu. - Instruire dans la justice Pour instruire dans la justice ». Nous ne pouvons savoir ce qu’est la justice pratique que dans la mesure oĂč nous sommes instruits par la Parole. Par son moyen, nous recevons instruction dans la sagesse, la justice, le juste jugement et la droiture » Prov. 13. C’est ainsi que l’homme de Dieu est rendu capable de poursuivre la justice » et qu’il peut ĂȘtre accompli et parfaitement accompli pour toute bonne Ɠuvre » 1 Tim. 611 ; 2 Tim. 316, 17. - Jeune Ăąge et formation Ces enseignements sont pour de jeunes croyants aussi bien que pour de plus ĂągĂ©s, et ils nous sont donnĂ©s tout particuliĂšrement en vue des derniers jours, durant lesquels l’état moral des hommes est celui dĂ©crit dans les cinq premiers versets de 2 TimothĂ©e 3, et l’état de la chrĂ©tientĂ©, celui dont il est parlĂ© au chapitre 2 de cette mĂȘme Ă©pĂźtre verset 20. Ne nous laissons dĂ©courager ni par ceci ni par cela ! Au sein d’un tel Ă©tat de choses, il y a une responsabilitĂ© individuelle Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci des vases Ă  dĂ©shonneur », il sera un vase Ă  honneur, sanctifiĂ©, utile au maĂźtre, prĂ©parĂ© pour toute bonne Ɠuvre » v. 21. Cette prĂ©paration pour toute bonne Ɠuvre » est opĂ©rĂ©e, nous l’avons vu, par l’action de la Parole inspirĂ©e, utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice ». L’homme de Dieu peut alors fuir » et poursuivre » et cela, aussi bien dans sa vie pratique individuelle que pour faire face Ă  sa responsabilitĂ© individuelle du point de vue ecclĂ©siastique fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix » v. 22. Mais lĂ  il est ajoutĂ© Avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cƓur pur ». Fuir le mal, poursuivre le bien, ne conduit pas Ă  l’isolement. Il convient de se sĂ©parer sans doute — et la force de ce passage est bien dans la sĂ©paration d’avec les vases Ă  dĂ©shonneur — mais cette responsabilitĂ© individuelle n’entraĂźne pas, au sein de la grande maison », une position individuelle il faut se sĂ©parer, se purifier », fuir » et poursuivre », mais avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cƓur pur », c’est-Ă -dire d’un cƓur dans lequel les motifs ne sont pas mĂ©langĂ©s, d’un cƓur sĂ©parĂ© du mal et attachĂ© au bien. Un cƓur pur, c’est un cƓur soumis Ă  l’autoritĂ© de la Parole inspirĂ©e nous sommes purifiĂ©s par l’obĂ©issance Ă  la vĂ©ritĂ© » cf. 1 Pierre 122. Que la Parole inspirĂ©e de Dieu forme nos cƓurs et les purifie de tout ce qui est charnel en nous ; qu’elle gouverne nos pensĂ©es et rĂšgle nos pas, afin que nous puissions manifester, dans notre vie individuelle et dans l’assemblĂ©e, les traits d’un homme de Dieu ! Combien il serait Ă  dĂ©sirer, dans ces derniers jours de l’histoire de l’Église sur la terre, que beaucoup de croyants aient Ă  cƓur d’ĂȘtre des hommes de Dieu » et le soient vraiment, formĂ©s et prĂ©parĂ©s Ă  cela par l’action sanctifiante et purifiante de la Parole, pouvant ainsi parler de la part de Dieu, faire connaĂźtre sa volontĂ© et prĂ©senter ses ressources pour rĂ©pondre aux besoins du moment ! Dieu veuille que la mĂ©ditation du sujet que nous dĂ©sirons Ă©tudier en amĂšne un grand nombre Ă  remplir, parmi les saints, le service auquel fut jadis exhortĂ©, en tant qu’homme de Dieu, un TimothĂ©e ! 3 - Exemples de l’Ancien Testament C’est dans l’Ancien Testament qu’il nous faudra chercher la plupart des enseignements concernant les caractĂšres, le service, les responsabilitĂ©s et les privilĂšges de l’homme de Dieu. Car, en effet, nombreux sont ceux qui, dans cette partie des Écritures, ont Ă©tĂ© appelĂ©s de ce nom, tandis que TimothĂ©e est sans doute le seul auquel ce titre ait Ă©tĂ© donnĂ© dans le Nouveau. - L’homme de Dieu de 1 Sam. 3 C’est un homme de Dieu » qui vint vers Éli » dans des jours marquĂ©s par une grande activitĂ©, par un service qui, en apparence, tĂ©moignait d’un zĂšle ardent, tandis que le caractĂšre moral Ă©tait loin d’ĂȘtre celui qui aurait dĂ» y correspondre. Éli jugeait le mal mais n’avait pas l’énergie nĂ©cessaire pour s’en sĂ©parer ; il perdait de vue qu’il en demeurait donc solidaire. Aussi un homme de Dieu lui est-il envoyĂ© pour l’avertir ; il lui parle de la part de l’Éternel — c’est lĂ  un des caractĂšres essentiels de l’homme de Dieu Ainsi dit l’Éternel », peut-il dĂ©clarer — et lui adresse cette question qui est aussi un reproche Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j’ai commandĂ© de faire dans ma demeure ? ». Éli Ă©tait coupable tout autant que ses fils, bien qu’il eĂ»t nettement dĂ©sapprouvĂ© leur conduite, parce qu’il les laissait faire Ses fils se sont avilis et il ne les a pas retenus » 1 Sam. 313. Faiblesse coupable que celle qui donne le pas Ă  telle ou telle considĂ©ration au lieu de maintenir le caractĂšre de saintetĂ© du sacrifice et de l’offrande que Dieu a commandĂ© de faire dans sa demeure ! Tu honores tes fils plus que moi », lui dit encore l’Éternel, par la bouche de l’homme de Dieu. Aussi le jugement est annoncĂ© les deux fils d’Éli, Hophni et PhinĂ©es, mourront tous deux en un seul jour » et Éli lui-mĂȘme sera mis de cĂŽtĂ©, l’Éternel se suscitera un sacrificateur fidĂšle ». — Tel est le service d’un homme de Dieu il parle de la part de Dieu, dĂ©nonce le mal, avertit et, s’il n’est pas Ă©coutĂ©, annonce le jugement 1 Sam. 227 Ă  36. - Samuel, David Le dĂ©but du premier Livre de Samuel retrace l’histoire d’un autre homme de Dieu, Samuel, qui dĂ©jĂ , alors qu’il Ă©tait encore un jeune garçon », servait l’Éternel en la prĂ©sence d’Eli, le sacrificateur » 1 Sam. 211 — cf. 218 et 26 ; 31 et 19. De cet homme de Dieu il nous est dit que c’était un homme considĂ©rĂ© » 1 Sam. 96 et suivants. Pourquoi l’était-il ? Parce qu’il vivait dans la crainte de Dieu et dans sa communion par exemple, nous en avons une preuve lorsque SaĂŒl vint vers lui Dieu l’avait dĂ©jĂ  averti, verset 15 ; lĂ , il avait la connaissance de Sa pensĂ©e en rapport avec les besoins de ceux qu’il servait cf. 1 Sam. 321, ce qui est aussi un caractĂšre et un privilĂšge de l’homme de Dieu. De sorte qu’il pouvait ĂȘtre dit de lui Ă  SaĂŒl tout ce qu’il dit arrive infailliblement » 96. On peut donc interroger un homme de Dieu avec la confiance qu’il est Ă  mĂȘme de nous Ă©clairer sur le chemin par lequel nous devons aller ». Chez Samuel aussi nous voyons ce caractĂšre essentiel de l’homme de Dieu manifester ce que Dieu est, Amour — vous mangerez avec moi aujourd’hui » — et LumiĂšre — je te dĂ©clarerai tout ce qui est dans ton cƓur » 1 Sam. 919. Celui que Samuel fut appelĂ© Ă  oindre avec la corne d’huile, le roi selon le cƓur de Dieu, David fut lui aussi un homme de Dieu ». Ce titre lui est donnĂ© Ă  lui, le doux psalmiste d’IsraĂ«l », en relation avec la louange et cela, dans chacun des trois passages qui prĂ©sentent David comme homme de Dieu 2 Chron. 814, NĂ©h. 1224 et 36. Un homme de Dieu loue l’Éternel et prĂ©pare les cƓurs des fidĂšles en vue de la louange que Dieu attend de ceux qui Lui appartiennent. - L’homme de Dieu de Juda en 1 Rois 13 Le nom de l’homme de Dieu qui Ă©tait venu vers Éli ne nous est pas donnĂ©, celui qui vint de Juda Ă  BĂ©thel, aux jours de JĂ©roboam 1 Rois 13, pas davantage. Pouvons-nous en dĂ©gager un enseignement en rapport avec le sujet que nous considĂ©rons ? Sans doute celui-ci si Dieu se plaĂźt Ă  consigner dans son Livre, en maints passages, le nom de ceux qui L’ont servi fidĂšlement, ayant Ă©tĂ© ici-bas, en vĂ©ritĂ©, des hommes de Dieu, il veut aussi nous montrer qu’il n’y a lĂ  qu’un effet de sa pure grĂące et, en d’autres endroits, Il ne donne pas le nom de l’homme de Dieu afin de marquer combien peu la valeur de l’homme entre en ligne de compte. Nos cƓurs sont tellement portĂ©s Ă  chercher quelque gloire dans ce que nous pouvons dire ou faire et l’ennemi est si rusĂ© ! Ce qui caractĂ©rise l’homme de Dieu c’est qu’il est comme inconnu de ceux qu’il sert, il n’est connu que comme un homme de Dieu » et dans son activitĂ©, on ne voit pas autre chose que Dieu Ă  l’Ɠuvre. C’est cela vraiment l’Ɠuvre du Seigneur ». AprĂšs avoir fidĂšlement rempli son service, repoussĂ© ensuite, avec la mĂȘme fidĂ©litĂ© envers Dieu, les offres de JĂ©roboam, l’homme de Dieu de 1 Rois 13 perd entiĂšrement son caractĂšre et rencontre, d’une maniĂšre trĂšs solennelle, le gouvernement de Dieu. Pourquoi une semblable dĂ©faillance dans la vie d’un homme de Dieu ? Parce que l’autoritĂ© de la Parole a Ă©tĂ© perdue de vue ! Combien c’est chose grave pour un croyant, pour un homme de Dieu » bien davantage car sa responsabilitĂ© est plus grande ! Mais pourtant, n’était-ce pas un vieux prophĂšte » qui Ă©tait venu s’adresser Ă  l’homme de Dieu de 1 Rois 13, n’avait-il pas revendiquĂ© une autoritĂ© de prophĂšte — Moi aussi je suis prophĂšte comme toi », — affirmĂ© avoir entendu un ange lui parler par la parole de l’Éternel » et lui commander de faire revenir l’homme de Dieu dans sa maison pour y manger le pain avec lui ? Certainement, mais il lui mentait ». L’ennemi, parfois, se transforme en ange de lumiĂšre », agit par le moyen d’un vieux prophĂšte » apparemment digne de considĂ©ration et de respect et vient prĂ©senter de la sorte ce qui est en opposition avec les enseignements de la Parole de Dieu. Si nous nous laissons sĂ©duire par les apparences, nous prĂȘterons une oreille attentive Ă  sa voix au lieu de nous souvenir de la parole de l’apĂŽtre Quand nous-mĂȘmes, ou quand un ange venu du ciel vous Ă©vangĂ©liserait outre ce que nous vous avons Ă©vangĂ©lisĂ©, qu’il soit anathĂšme » Gal. 18. L’homme de Dieu de 1 Rois 13 a cru la parole du vieux prophĂšte » et y a obĂ©i, bien qu’elle fĂ»t en contradiction avec ce que Dieu lui avait dit. Quelles ruses emploie l’adversaire pour dĂ©tourner l’homme de Dieu du chemin de l’obĂ©issance Ă  la seule Parole de Dieu, et combien il est nĂ©cessaire, par consĂ©quent, de nous rappeler sans cesse 2 TimothĂ©e 316 et 17 ! - ÉlisĂ©e ÉlisĂ©e, type du Seigneur JĂ©sus dans son ministĂšre de grĂące, a Ă©tĂ©, en maintes circonstances, appelĂ© homme de Dieu » plus de vingt fois dans les chapitres 4 Ă  8, et 13 du second Livre des Rois. Il est sans doute celui auquel ce titre est le plus souvent donnĂ© dans les Écritures et cela n’est pas pour nous surprendre puisqu’il est un type du Seigneur servant en grĂące. - 2 Rois 4 — ÉlisĂ©e et la Sunamite La femme de Sunem, qui le retenait pour manger le pain dans sa maison, pouvait dire de lui Ă  son mari Voici, je connais que c’est un saint homme de Dieu qui passe chez nous continuellement ». Toute sa conduite, sa tenue morale, sa gravitĂ© disaient ce qu’il Ă©tait ; par ses actes, on voyait, sans qu’il eĂ»t Ă  le dire, qu’il Ă©tait un saint homme de Dieu ». C’est l’homme de Dieu qui est la ressource dans les difficultĂ©s, qu’il s’agisse de la mort du fils de la Sunamite ou de la nourriture des fils des prophĂštes, empoisonnĂ©e par les coloquintes sauvages. De la part de Dieu, l’homme de Dieu apporte la vie lĂ  oĂč rĂšgne la mort et donne ce qui est nĂ©cessaire pour l’entretien de la vie. Nous avons tout cela en Christ, le vrai homme de Dieu, pain de vie descendu du ciel pour nous apporter la vie Ă©ternelle et aliment de cette vie pour tous ceux qui la possĂšdent. Tel est l’enseignement que nous prĂ©sente 2 Rois 4. L’homme de Dieu est lĂ , Ă  la disposition de la foi, aussi bien de la foi qui accepte, pour le salut de l’ñme, ce que Dieu dit et ce que Christ a fait, que de la foi qui compte sur Dieu pour le temps du pĂšlerinage. - 2 Rois 5 — ÉlisĂ©e et la guĂ©rison du lĂ©preux Qui peut indiquer au lĂ©preux le moyen de guĂ©rison si ce n’est l’homme de Dieu ? Qui peut instruire le lĂ©preux guĂ©ri, lorsqu’il dĂ©sire manifester sa reconnaissance, en d’autres termes rendre culte ? C’est encore l’homme de Dieu 2 Rois 5. Lui ne peut accepter aucun prĂ©sent, c’est Ă  Dieu seul qu’appartient l’hommage d’un cƓur renouvelĂ©. Ce ne serait pas manifester les caractĂšres d’un homme de Dieu que de s’attacher ceux auxquels le moyen de salut a Ă©tĂ© indiquĂ©, aprĂšs qu’ils l’ont acceptĂ©. S’employer Ă  former des groupes de fidĂšles qui suivent un homme parce qu’il a Ă©tĂ© l’instrument employĂ© par Dieu pour leur conversion, ou plus simplement entretenir un esprit d’attachement Ă  un homme, quelque prĂ©cieux que soit le service rempli par lui, ce n’est en rien l’activitĂ© d’un homme de Dieu. Ceux qui agissent ainsi ne sont certes pas tous des hommes qui annoncent des doctrines perverses », mais c’est en tout cas l’un des caractĂšres de ces mauvais ouvriers Attirer les disciples aprĂšs eux » Actes 2030. Au contraire, l’homme de Dieu attache les Ăąmes Ă  Christ, au Dieu Ă  qui seul appartiennent et la reconnaissance et la gloire cf. Jean 135 Ă  37. - 2 Rois 6 — ÉlisĂ©e et les fils des prophĂštes L’homme de Dieu intervient dans les plus petites circonstances, celles qui nous paraissent insignifiantes, trop peu importantes pour que Dieu s’y intĂ©resse. Les fils des prophĂštes ont formĂ© le projet de bĂątir un lieu pour y habiter » 2 Rois 6, mais ils ne veulent pas s’engager dans ce chemin sans avoir l’approbation de l’homme de Dieu. Ils n’iront qu’aprĂšs l’avoir consultĂ© et avoir entendu cette parole Allez ». Davantage encore ils ne veulent pas aller seuls, ils dĂ©sirent que l’homme de Dieu aille avec eux. C’est la priĂšre qu’ils lui adressent, et il dit J’irai ». Quel enseignement pour nous, dans les diffĂ©rentes circonstances que nous avons Ă  traverser et lorsque nous formons quelque projet, tout particuliĂšrement pour de jeunes croyants quand il s’agit pour eux de fonder un foyer, de bĂątir leur maison » ! Savons-nous attendre d’avoir entendu le allez » et le j’irai » sans lesquels les fils des prophĂštes ne voulaient pas se mettre en route ? Avons-nous seulement, parfois, la sagesse d’interroger l’homme de Dieu, notre vrai ÉlisĂ©e ? — Tandis que le travail des fils des prophĂštes se poursuivait, au bord du Jourdain, le fer de la hache de l’un d’eux tomba Ă  l’eau. C’est l’homme de Dieu qui apporte, lĂ  encore, le secours et l’entiĂšre dĂ©livrance. La dĂ©livrance est obtenue parce que l’homme de Dieu est lĂ , il est lĂ  parce que sa prĂ©sence a Ă©tĂ© dĂ©sirĂ©e et sollicitĂ©e. Qu’auraient fait les fils des prophĂštes si l’homme de Dieu n’avait Ă©tĂ© avec eux ? Pour Dieu, rien n’est grand et rien n’est petit. Puissions-nous nous en souvenir tous les jours de notre vie et Le faire intervenir dans nos circonstances, dans notre travail. Lui demander de nous donner son approbation de nos projets, avant de rien entreprendre et, s’Il peut nous la donner, d’aller avec nous ! Nous ferons alors l’expĂ©rience de son secours pas aprĂšs pas. — Heureux service que celui d’un homme de Dieu qui peut, dans tous les dĂ©tails de la vie des croyants, parler et agir de la part de Dieu, faire connaĂźtre ses directions et apporter son aide ! Dieu veuille susciter de tels serviteurs parmi les siens ! - 2 Rois 6 — ÉlisĂ©e et les dĂ©livrances d’IsraĂ«l La guĂ©rison de Naaman, chef de son armĂ©e, n’avait produit dans le cƓur du roi de Syrie aucun sentiment de reconnaissance Ă  l’égard du peuple d’IsraĂ«l et du prophĂšte de l’Éternel qui en avait Ă©tĂ© l’instrument puisque nous le voyons, peu aprĂšs, se mettre en guerre contre IsraĂ«l. DĂ©plaçant sans cesse son camp, il essaie d’attirer dans un piĂšge le roi Joram, mais Dieu va lui montrer, une fois encore, qu’il y a un prophĂšte en IsraĂ«l » l’homme de Dieu met en garde Joram qui est ainsi prĂ©servĂ© Ă  plusieurs reprises, Ă  tel point que le roi de Syrie pense avoir Ă©tĂ© trahi par l’un de ses serviteurs. Lorsqu’il apprend que c’est ÉlisĂ©e qui dĂ©clare au roi d’IsraĂ«l les paroles dites par lui, roi de Syrie, dans sa chambre Ă  coucher, il manifeste ce qui est dans son cƓur et, rĂ©voltĂ© contre Dieu, veut se saisir du prophĂšte. S’adressant Ă  l’Éternel, David pouvait dire Tu connais quand je m’assieds et quand je me lĂšve, tu discernes de loin ma pensĂ©e ; tu connais mon sentier et mon coucher, et tu es au fait de toutes mes voies » Ps. 1392, 3 — et encore 7 Ă  12. L’homme de Dieu vit tellement prĂšs de Dieu que cette mĂȘme connaissance peut, dans une certaine mesure, lui ĂȘtre donnĂ©e lorsque c’est nĂ©cessaire 2 Rois 612. Ce sentiment de la pleine connaissance que Dieu a de toutes choses produit, chez le fidĂšle, le dĂ©sir exprimĂ© par David dans le Psaume 139, spĂ©cialement dans les deux derniers versets ; au contraire, chez l’incrĂ©dule il dĂ©veloppe haine et rĂ©volte contre Dieu et contre ses tĂ©moins dans ce monde. Mais que peut l’homme contre Dieu ou contre l’homme de Dieu ? Le roi de Syrie vient assiĂ©ger Dothan, oĂč se trouve le prophĂšte ; il a dĂ©ployĂ© de grandes forces ». MĂȘme le serviteur d’ÉlisĂ©e est Ă©pouvantĂ© HĂ©las, mon seigneur, comment ferons-nous ? ». Mais lorsque l’opposition de l’adversaire est Ă  son plus haut degrĂ©, l’homme de Dieu peut dire Ne crains pas ; car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux ». Qui les voit, ceux qui sont avec nous » ? Seul, l’Ɠil de la foi. — La dĂ©pendance brille chez l’homme de Dieu Et ÉlisĂ©e pria ». Quel beau type de Celui qui, vrai et parfait homme de Dieu, priait son PĂšre avant de multiplier les pains ou de ressusciter Lazare ! ÉlisĂ©e demande Ă  Dieu d’ouvrir les yeux de son jeune homme, de lui faire voir ceux qui sont avec nous », les armĂ©es cĂ©lestes qui Ă©taient tout autour d’eux pour assurer leur sauvegarde. Mais, dans cette circonstance, les anges n’auront mĂȘme pas Ă  intervenir, c’est par la puissance de la priĂšre que l’homme de Dieu remportera la victoire. Il a priĂ© l’Éternel pour que les yeux de son jeune homme soient ouverts, il prie maintenant afin que ceux des Syriens soient fermĂ©s Frappe cette nation de cĂ©citĂ© ». Et la chose fut faite selon la parole d’ÉlisĂ©e », comme autrefois l’Éternel avait fermĂ©, puis ouvert les cieux Ă  la parole d’Élie. Les armĂ©es du roi de Syrie sont ainsi Ă  la merci de l’homme de Dieu qui les conduit Ă  Samarie ; lĂ , il prie encore, cette fois pour que l’Éternel ouvre leurs yeux. La pensĂ©e du roi d’IsraĂ«l est totalement Ă©loignĂ©e de celle de l’homme de Dieu il voudrait frapper les Syriens, se venger d’eux, alors que le prophĂšte, plein de grĂące, leur fait prĂ©parer un grand festin ». Tel est l’homme de Dieu, agissant selon que le Seigneur Lui-mĂȘme l’a enseignĂ© Aimez vos ennemis, bĂ©nissez ceux qui vous maudissent, faites du bien Ă  ceux qui vous haĂŻssent, et priez pour ceux qui vous font du tort et vous persĂ©cutent, en sorte que vous soyez les fils de votre PĂšre qui est dans les cieux
 Vous, soyez donc parfaits, comme votre PĂšre cĂ©leste est parfait » Matt. 544 Ă  48. Fils de votre PĂšre qui est dans les cieux », parfaits comme votre PĂšre cĂ©leste est parfait », tels sont les traits de vrais hommes de Dieu. Comment le roi de Syrie rĂ©pondra-t-il Ă  la bontĂ© dont il a Ă©tĂ© l’objet de la part de l’homme de Dieu ? De la mĂȘme maniĂšre que l’homme rĂ©pond Ă  la grĂące divine ; ÉlisĂ©e avait fait prĂ©parer Ă  Samarie un grand festin » pour les Syriens qui avaient pourtant cherchĂ© Ă  se saisir de lui Ă  Dothan ; le roi de Syrie rassemble toute son armĂ©e pour assiĂ©ger Samarie ! Quel contraste entre la façon d’agir de Dieu, de l’homme de Dieu, et celle de l’homme ! — Dans la ville assiĂ©gĂ©e, la famine atteint un tel degrĂ© qu’une mĂšre en arrive Ă  manger son fils, aprĂšs avoir passĂ© un horrible marchĂ© avec une autre mĂšre ! ÉpouvantĂ©, le roi Joram dĂ©chire ses vĂȘtements
 Et certes, il y avait bien de quoi agir ainsi. Mais que va-t-il faire ensuite pour secourir son peuple en dĂ©tresse ? A-t-il retenu quelque chose des dĂ©livrances opĂ©rĂ©es par le moyen de l’homme de Dieu lors de la prĂ©cĂ©dente attaque du roi de Syrie et va-t-il crier Ă  lui ? Tout au contraire, il dit Ainsi Dieu me fasse, et ainsi il y ajoute, si la tĂȘte d’ÉlisĂ©e, fils de Shaphath, demeure sur lui aujourd’hui » 2 Rois 631. Dans la dĂ©tresse, l’homme accuse Dieu et le rend responsable de tous ses malheurs, mĂ©prisant la bontĂ© dont il a Ă©tĂ© l’objet de la part de Dieu tous les jours de sa vie et, plus particuliĂšrement, en tant de circonstances difficiles. Comme Joram rejetait le seul homme qui pouvait exaucer la priĂšre entendue tandis qu’il passait sur la muraille Sauve-moi, ĂŽ roi, mon seigneur ! » verset 26, l’homme aujourd’hui encore rejette Christ, le seul nom sous le ciel, qui soit donnĂ© parmi les hommes, par lequel il nous faille ĂȘtre sauvĂ©s » Actes 412. Joram voulait mettre Ă  mort ÉlisĂ©e, l’homme a crucifiĂ© Christ. Mais le cƓur de Dieu est toujours le mĂȘme, Il rĂ©pond par son amour Ă  toute la haine de l’homme, ne se lassant pas d’apporter sa grĂące. En face de toute la mĂ©chancetĂ© de Joram, ÉlisĂ©e dĂ©clare Écoutez la parole de l’Éternel. Ainsi dit l’Éternel Demain Ă  cette heure-ci, la mesure de fleur de farine sera Ă  un sicle, et les deux mesures d’orge Ă  un sicle, Ă  la porte de Samarie » 2 Rois 71. C’était la dĂ©livrance assurĂ©e pour le peuple souffrant de la famine, le secours dans la dĂ©tresse. Mais le cƓur de l’homme est incrĂ©dule Le capitaine, sur la main duquel le roi s’appuyait, rĂ©pondit Ă  l’homme de Dieu, et dit Voici, quand 1’Éternel ferait des fenĂȘtres aux cieux, cela arriverait-il ? ». C’était moquerie et incrĂ©dulitĂ© ! À quoi l’homme de Dieu rĂ©pond Voici, tu le verras de tes yeux, mais tu n’en mangeras pas ». Et il lui en arriva ainsi le peuple le foula aux pieds dans la porte, et il mourut ». — Tel est le ministĂšre d’un homme de Dieu il prĂ©sente la grĂące, mais annonce Ă  celui qui la mĂ©prise un jugement inexorable qui s’accomplira Ă  la lettre. - 2 Rois 8 — ÉlisĂ©e et la Sunamite Au chapitre 8 de ce mĂȘme second Livre des Rois, ÉlisĂ©e avertit la femme de Sunem, au fils de laquelle il avait rendu la vie, au moment oĂč allait commencer une pĂ©riode de sept annĂ©es de famine. Cette femme, aprĂšs avoir passĂ© ces sept annĂ©es dans le pays des Philistins, revient sur la terre d’IsraĂ«l. Elle a Ă©tĂ© l’objet des soins de Dieu alors que les jugements tombaient sur le pays ; l’homme de Dieu lui avait fait connaĂźtre ce qui lui avait Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© et l’avait engagĂ©e Ă  fuir lĂ  oĂč elle pourrait sĂ©journer ; elle avait obĂ©i et fait selon la parole de l’homme de Dieu », de sorte qu’elle revenait du pays des Philistins ayant fait l’expĂ©rience de la bontĂ© de l’Éternel. Mais, oĂč est sa maison ? oĂč sont ses champs ? Elle crie au roi pour cela. Le roi s’entretenait avec GuĂ©hazi qu’il invitait Ă  raconter toutes les grandes choses » faites par ÉlisĂ©e, et la femme survint tandis que GuĂ©hazi retraçait l’histoire de la rĂ©surrection de son propre fils 2 Rois 48-37. Cette femme a ainsi un tĂ©moin, pouvant dire au roi qui elle est ; elle raconte alors elle-mĂȘme le rĂ©cit que n’avait pas terminĂ© GuĂ©hazi. Puis, le roi ordonne Rends-lui tout ce qui lui appartient, et tout le revenu des champs, depuis le jour oĂč elle a quittĂ© le pays, jusqu’à maintenant » 2 Rois 81-6. — Tel est le rĂ©sultat de l’obĂ©issance Ă  la parole dite par l’homme de Dieu. La femme avait agi selon cette parole, elle a Ă©tĂ© gardĂ©e et secourue pendant les sept annĂ©es de famine, dans une terre d’exil et, quand elle revient de ce pays Ă©loignĂ©, Dieu a tout disposĂ© pour qu’elle puisse s’adresser directement au roi Ps. 11991 ; Prov. 211 ; Eccl. 812 ; Rom. 828, toucher son cƓur et recouvrer tout son bien, y compris le revenu de ses terres depuis le jour de son dĂ©part. Tout est gain pour elle ! Dieu a pourvu Ă  tout et tout est bien ! - 2 Rois 8 — ÉlisĂ©e et HazaĂ«l Dans la scĂšne qui suit 2 Rois 87-15, c’est Ben-Hadad, roi de Syrie qui, malade et ayant eu connaissance de l’arrivĂ©e de l’homme de Dieu, envoie HazaĂ«l Ă  sa rencontre pour lui remettre un prĂ©sent et lui demander s’il doit relever de cette maladie. Il agit un peu comme il l’avait dĂ©jĂ  fait lorsqu’il avait envoyĂ© Naaman, son gĂ©nĂ©ral, chargĂ© de prĂ©sents, vers le roi d’IsraĂ«l. Ce n’était pas le roi qui l’avait guĂ©ri mais ÉlisĂ©e le prophĂšte ; est-ce qu’aujourd’hui ÉlisĂ©e ne pourrait le guĂ©rir Ă  son tour ? Pourtant, il ne connaissait guĂšre celui qui avait refusĂ© les prĂ©sents de Naaman. Il est vrai que ce dernier n’avait pas tout rapportĂ© dans le pays de Syrie, et nous voyons sans doute lĂ  une des consĂ©quences de l’acte de GuĂ©hazi. Point n’était besoin de faire parvenir Ă  l’homme de Dieu la charge de quarante chameaux » ! L’homme de Dieu est insensible aux prĂ©sents qui peuvent lui ĂȘtre offerts, que ce soit par un Naaman guĂ©ri de sa lĂšpre ou par un Ben-Hadad qui vient l’interroger ; il dira ce que Dieu lui a rĂ©vĂ©lĂ© sans y rien changer. L’Éternel m’a montrĂ© qu’il mourra certainement ». Et puis l’homme de Dieu pleura ». Est-ce en raison de la mort du roi de Syrie ? Non, mais parce qu’il sait tout le mal qu’HazaĂ«l fera aux fils d’IsraĂ«l. HazaĂ«l qui va lui-mĂȘme mettre Ă  mort Ben-Hadad c’est ainsi qu’il mourra certainement » car, de sa maladie, il eĂ»t tout aussi certainement » relevĂ©, prendre sa place sur le trĂŽne de Syrie et exercer une si grande mĂ©chancetĂ© envers le peuple il mettra le feu aux villes fortes d’IsraĂ«l, tuera avec l’épĂ©e les jeunes hommes, Ă©crasera les petits enfants et fendra le ventre aux femmes enceintes. L’homme de Dieu, plein d’amour pour le peuple, souffre profondĂ©ment en considĂ©rant toutes les Ă©preuves qui vont l’atteindre. Et il pleure
 Quelles saintes affections pour IsraĂ«l, quelle douleur en prĂ©sence du jugement qui va tomber sur un peuple qui, malgrĂ© tout, demeure le peuple de Dieu ! - 2 Rois 13 — ÉlisĂ©e et le roi Joas Au soir de sa vie, ÉlisĂ©e reçoit la visite de Joas, roi d’IsraĂ«l. Ce roi a fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel » mais, venant auprĂšs d’ÉlisĂ©e malade, sa conscience est rĂ©veillĂ©e et il pleure sur le visage du prophĂšte ! C’est alors qu’ÉlisĂ©e l’invite Ă  ouvrir la fenĂȘtre vers l’orient — l’orient oĂč le soleil se lĂšve et qui parle de la gloire Ă  venir — et Ă  tirer une flĂšche, une flĂšche de salut de par l’Éternel, une flĂšche de salut contre les Syriens ». Mais Joas manque de l’énergie que donne la foi, de la persĂ©vĂ©rance qui l’aurait conduit Ă  une victoire complĂšte ; aprĂšs avoir, sur l’ordre d’ÉlisĂ©e, pris les flĂšches et frappĂ© en terre, il s’arrĂȘte Ă  la troisiĂšme fois, de sorte que l’homme de Dieu se mit en colĂšre contre lui », lui disant Il fallait frapper cinq ou six fois, alors tu eusses battu les Syriens jusqu’à les dĂ©truire ; mais maintenant tu ne battras les Syriens que trois fois » 2 Rois 1314 Ă  19. Ce que l’homme de Dieu avait annoncĂ© se produisit, Ă  la lettre v. 22 Ă  25. Tels sont, Ă  propos d’ÉlisĂ©e, deux des caractĂšres de l’homme de Dieu l’homme de Dieu pleura » et l’homme de Dieu se mit en colĂšre » 2 Rois 811 et 1319. Il pleure en pensant Ă  tout ce dont va souffrir le peuple de Dieu, au mal qui lui sera fait ; il se met en colĂšre, animĂ© par une sainte indignation, quand il voit le conducteur du peuple, les mains lĂąches, n’ayant pas l’énergie nĂ©cessaire pour combattre et vaincre l’adversaire, alors que la victoire est assurĂ©e Ă  la foi. Il n’y a aucune Ă©nergie chez Joas, son cƓur ne brĂ»le pas pour le peuple opprimĂ© et quand il a pourtant en mains les flĂšches de salut », il ne manifeste pas la vigueur nĂ©cessaire pour s’en servir. Nos mains, Ă  nous aussi, sont devenues lĂąches pour livrer le combat en faveur du peuple de Dieu dans la souffrance ! Et, en considĂ©rant ces choses, un vrai homme de Dieu ne peut qu’ĂȘtre saisi d’une sainte colĂšre ! En prenant la plume pour Ă©crire ces quelques rĂ©flexions Ă  propos des hommes de Dieu dont nous parle le Saint Livre, nous ne pensions pas nous Ă©tendre aussi longuement sur ceux dont il vient d’ĂȘtre question. Mais, nous voulons le croire, ce ne sera pas sans fruit que nous aurons arrĂȘtĂ© notre attention sur diffĂ©rentes phases de leur histoire et sur les caractĂšres qu’il leur a Ă©tĂ© accordĂ© de pouvoir manifester dans ces circonstances. Comme nous y sommes exhortĂ©s, prenons pour exemple de souffrance et de patience les prophĂštes qui ont parlĂ© au nom du Seigneur » Jacques 510. - MoĂŻse et Élie Notre intention, en Ă©crivant ces lignes, Ă©tait surtout de considĂ©rer l’histoire de deux hommes de Dieu dont, Ă  dessein, nous n’avons encore rien dit, MoĂŻse et Élie. Ce titre est donnĂ© six fois Ă  chacun d’eux dans les Ă©crits de l’Ancien Testament. D’autre part, leur histoire offre un intĂ©rĂȘt particulier parce que ce sont ces deux hommes de Dieu qui apparaissent en gloire sur la montagne de la transfiguration, s’entretenant de la mort du Seigneur. MoĂŻse a donnĂ© la loi au peuple, elle a Ă©tĂ© violĂ©e ; Élie a exercĂ© un ministĂšre prophĂ©tique en vue de ramener le cƓur du peuple Ă  l’Éternel, ce ministĂšre a Ă©tĂ© rejetĂ©, comme aussi le ministĂšre prophĂ©tique dans son ensemble. DĂšs lors, il ne reste plus que la mort de Christ comme pouvant assurer l’accomplissement des conseils de Dieu. MoĂŻse et Élie reprĂ©sentent, sur la montagne de la transfiguration, les saints qui seront avec Christ en gloire, MoĂŻse ceux qui passeront par la mort, Élie ceux qui demeureront jusqu’à sa venue et seront ravis dans les demeures cĂ©lestes sans avoir eu Ă  passer par la mort. Tandis qu’ils ont cheminĂ© ici-bas, exerçant l’un et l’autre le ministĂšre qui leur avait Ă©tĂ© confiĂ©, MoĂŻse et Élie ont Ă©tĂ© appelĂ©s des hommes de Dieu » ; puisqu’ils typifient les saints associĂ©s Ă  Christ dans sa gloire, puissent tous les saints rĂ©aliser, chacun dans sa marche et dans le service qui lui est Ă©chu, les caractĂšres d’un homme de Dieu ! - PriĂšre, intercession Un autre trait commun Ă  ces deux hommes de Dieu tous deux, animĂ©s d’un amour profond et vrai pour le peuple, ont su prier et intercĂ©der en sa faveur dans la pleine intelligence de la pensĂ©e de Dieu. MoĂŻse l’a fait dans une circonstance oĂč cependant le peuple avait abandonnĂ© l’Éternel, se tournant vers une idole, un dieu qui pouvait ĂȘtre vu. Et l’Éternel avait dĂ©clarĂ© qu’Il allait consumer le peuple et faire de MoĂŻse une grande nation ! MoĂŻse ne pense ni Ă  lui ni Ă  ce que l’Éternel veut lui donner, c’est pour le peuple qu’il implore l’Éternel ». Ce qu’il fait valoir, dans sa premiĂšre intercession, c’est la gloire de l’Éternel ; elle est en cause, l’Éternel ne peut pas dĂ©truire son peuple ! L’amour qui remplissait le cƓur de MoĂŻse pour ceux qui, malgrĂ© leur dĂ©sobĂ©issance, occupaient une si grande place dans le cƓur de Dieu est manifestĂ© dans son ardente intercession, celle d’un vrai MĂ©diateur. Il rappelle Ă  l’Éternel sa parole et son serment Ex. 3211-13 ; cf. HĂ©br. 618. En un sens, le sort du peuple dĂ©pendait du MĂ©diateur et Dieu Lui-mĂȘme avait suscitĂ© celui qui pouvait ainsi se tenir Ă  la brĂšche » cf. Ps. 10623. PrĂ©cieux encouragement Ă  l’intercession en faveur du peuple de Dieu ! Si jamais il y eut une occasion dans laquelle il semblait impossible que Dieu intervĂźnt, c’était bien lors de l’affaire du veau d’or, mais la foi de l’homme de Dieu s’élĂšve au-dessus de toutes les impossibilitĂ©s. MoĂŻse se tint Ă  la brĂšche », lui seul, et l’Éternel ne dĂ©truisit pas le peuple ! Il le fit, prĂȘt Ă  se sacrifier pour IsraĂ«l, allant jusqu’à dire efface-moi de ton livre, afin que le peuple soit Ă©pargnĂ©, parce qu’il aimait ce peuple d’un amour vrai et plus fort que la mort. À propos d’Élie, il nous est dit La fervente supplication du juste peut beaucoup » Jacques 516. C’est pour la gloire de Dieu qu’Élie prie, c’est le vrai objet de sa priĂšre ; si mĂȘme le peuple doit connaĂźtre trois ans et six mois de famine. Élie est prĂȘt Ă  demander, et demande qu’il en soit ainsi Jacques 517, afin que Dieu puisse ĂȘtre glorifiĂ© au milieu de ce peuple jusqu’alors infidĂšle. Élie Ă©tait au sein d’un douloureux Ă©tat de choses, le mal faisait de rapides progrĂšs, la ruine Ă©tait tout autour de lui ; il la sentait, il pleurait sans doute, mais aussi, il priait avec instance, non pas d’une maniĂšre plus ou moins froide, usant de vaines redites », mais avec instance et persĂ©vĂ©rance. Quel exemple pour nous ! Y a-t-il jamais eu comme aujourd’hui nĂ©cessitĂ© de prier avec instance » pour l’AssemblĂ©e de Dieu ? Dieu ne refuse jamais d’agir, Ă  son moment, quand la foi s’adresse Ă  Lui avec confiance et intelligence, n’ayant d’autre but et d’autre dĂ©sir que la gloire divine. Élie n’éprouvait certes aucun plaisir Ă  voir la ruine de son pays devenu un aride dĂ©sert, le peuple consumĂ© par la famine, mais il dĂ©sirait ardemment le vrai bien du peuple et, avant tout, la gloire de l’Éternel. Trois choses caractĂ©risent sa priĂšre 1° Élie avait l’intelligence des pensĂ©es et de la volontĂ© de Dieu au sujet de sa requĂȘte et il avait ce discernement parce qu’il se tenait sans cesse devant Dieu » 1 Rois 171 ; cf. Jean 157 et 1 Jean 514, 15 ; en contraste Jacques 43. 2° Il avait une pleine et entiĂšre confiance en Dieu cf. Matt. 2121, 22. 3° Enfin, sa priĂšre Ă©tait adressĂ©e Ă  Dieu avec persĂ©vĂ©rance Jacques 517 ; cf. Luc 115 et suivants ; Rom. 1212. Comme nous l’avons dĂ©jĂ  remarquĂ©, MoĂŻse et Élie ont Ă©tĂ© appelĂ©s hommes de Dieu » Ă  six reprises diffĂ©rentes. Pour MoĂŻse DeutĂ©ronome 331 ; JosuĂ© 146 ; 1 Chroniques 2314 ; 2 Chroniques 3016 ; Esdras 32 et Psaume 90. Pour Élie 1 Rois 1724 ; 2 Rois 19, 10, 11, 12 et 13. - BĂ©nĂ©diction, ministĂšre de la Parole, intercession et adoration — MoĂŻse Chez MoĂŻse, bien des traits sont Ă  noter en rapport avec ce caractĂšre d’homme de Dieu 1. DeutĂ©ronome 331 et 1 Chroniques 2314. — L’homme de Dieu rĂ©pand la bĂ©nĂ©diction d’en haut sur le peuple de Dieu. Il dit du bien des fils d’IsraĂ«l et pourtant, que de reproches il eĂ»t pu leur adresser ! C’est aprĂšs ĂȘtre restĂ© quarante ans avec eux dans le dĂ©sert qu’il parle d’eux en bien
 Ne pouvons-nous pas en retirer quelque instruction ? En second lieu, une prĂ©cieuse part est assignĂ©e Ă  ses fils — la tribu de LĂ©vi — dans le service du sanctuaire, un service qui revĂȘt trois aspects ministĂšre de la Parole, intercession et adoration Deut. 338-10 ; cf. 1 Chron. 2314. 2. JosuĂ© 146. — Avec le discernement spirituel que donnent la crainte de Dieu et une vie dans sa communion, MoĂŻse apprĂ©cie la persĂ©vĂ©rance et l’énergie de la foi d’un Caleb, auquel il assure la possession de l’hĂ©ritage HĂ©bron appartiendra Ă  celui qui a pleinement suivi l’Éternel ». 3. 2 Chroniques 3016 et Esdras 32. — De LĂ©vi il est dit La loi de vĂ©ritĂ© Ă©tait dans sa bouche » Malachie 26. Comme nous venons de le rappeler, quant Ă  MoĂŻse, homme de Dieu, ses fils furent attribuĂ©s Ă  la tribu de LĂ©vi » 1 Chron. 2314, tribu Ă  laquelle Ă©tait assignĂ© le triple service dont nous parle DeutĂ©ronome 338-10. Si la loi de vĂ©ritĂ© Ă©tait dans la bouche de LĂ©vi, c’est parce que dĂ©jĂ  la parole de l’Éternel Ă©tait dans la bouche de MoĂŻse. Et cela Ă  un degrĂ© tel que, dans les deux passages considĂ©rĂ©s ici, la loi de l’Éternel est appelĂ©e la loi de MoĂŻse, homme de Dieu ». Qu’il s’agisse de cĂ©lĂ©brer la fĂȘte de la pĂąque 2 Chron. 30 ou celle des tabernacles Esdras 3, le peuple pouvait se conformer aux enseignements donnĂ©s par MoĂŻse, homme de Dieu, car ce qu’il avait dit Ă©tait la parole de l’Éternel dans toute sa puretĂ©. La parole de MoĂŻse faisait donc autoritĂ© pour les Ăąmes pieuses, mĂȘme dans des temps de ruine, que ce soit lors du rĂ©veil aux jours d’ÉzĂ©chias ou au retour de la captivitĂ© de Babylone. Il y a lĂ  un enseignement trĂšs important Ă  souligner pour les temps auxquels nous sommes parvenus. Puisse-t-il y avoir, encore aujourd’hui, de vrais hommes de Dieu, prĂ©sentant la Parole dans toute sa puretĂ©, dans la bouche desquels se trouve la loi de vĂ©ritĂ© » afin que les Ăąmes soient instruites et dirigĂ©es selon la pensĂ©e de Dieu ! C’est l’exhortation adressĂ©e, dans des jours de ruine, par l’apĂŽtre Paul Ă  TimothĂ©e, homme de Dieu » PrĂȘche la Parole » 2 Tim. 41. 4. Psaume 90. — PriĂšre de MoĂŻse, homme de Dieu » est-il Ă©crit Ă  l’en-tĂȘte de ce Psaume. Ce n’est pas le lĂ©gislateur qui prie, c’est l’homme de Dieu. Le seul Psaume de MoĂŻse, qui nous ait Ă©tĂ© conservĂ© — combien c’est remarquable — est une priĂšre de l’homme de Dieu ! En prĂ©sence du nĂ©ant de l’homme, de l’iniquitĂ© d’un peuple qui a violĂ© la loi et sur lequel pĂšse la colĂšre de Dieu, il s’adresse non pas au Dieu de SinaĂŻ, mais Ă  Celui auquel il peut dire Repens-toi » v. 13 et auprĂšs duquel le fidĂšle trouvera toujours un sĂ»r refuge Tu as Ă©tĂ© notre demeure de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration » v. 1. - GrĂące et puissance, et parole de jugement — Élie Chez Élie, nous avons 1. La manifestation en grĂące de la puissance de Dieu, dans la rĂ©surrection du fils de la veuve de Sarepta 1 Rois 17. Dieu seul peut donner la vie, de sorte que, lorsqu’Élie dit Ă  la femme Vois, ton fils vit », elle s’écrie aussitĂŽt Maintenant, Ă  cela je connais que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l’Éternel dans ta bouche est la vĂ©ritĂ© » 1 Rois 1723, 24 ; cf. 2 Chron. 3016 ; Esdras 32 et Malachie 26. On connaĂźt de quelqu’un qu’il est un homme de Dieu » par ce qu’il est, ce qu’il dit et ce qu’il fait. Dans cette circonstance, Élie a manifestĂ© la grĂące et la vĂ©ritĂ©, c’est le caractĂšre d’un vrai homme de Dieu. GrĂące et vĂ©ritĂ© qui ont Ă©tĂ© apportĂ©es ici-bas par Celui qui y a Ă©tĂ©, par excellence, le vrai et parfait Homme de Dieu cf. Jean 117. 2. Une parole de puissance mais en jugement et non plus en grĂące 2 Rois 1. - Souffrances Il y a encore un trait commun Ă  MoĂŻse et Élie, ces deux grands hommes de Dieu de l’ancienne Ă©conomie L’un et l’autre ont eu Ă  souffrir, craignant pour leur vie. Comme le Pharaon chercha Ă  tuer MoĂŻse » Ex. 215, JĂ©sabel forma le projet de mettre Ă  mort Élie 1 Rois 192. - Souffrances de MoĂŻse L’Ancien Testament nous donne le rĂ©cit des faits, le Nouveau y ajoute quelques commentaires, les Ă©clairant d’un jour particulier ; c’est pourquoi il convient de mĂ©diter Actes 7 et HĂ©breux 11, aprĂšs avoir lu Exode 2. Dieu avait prĂ©parĂ© MoĂŻse en lui faisant passer d’abord quarante annĂ©es en Égypte ; c’était nĂ©cessaire Ă  la formation de l’homme de Dieu. La grandeur de l’Égypte, ses richesses et ses honneurs, MoĂŻse a rejetĂ© tout cela parce que son cƓur Ă©tait avec le peuple de Dieu MoĂŻse, Ă©tant devenu grand, sortit vers ses frĂšres » Ex. 211. HĂ©breux 11 nous dit Par la foi, MoĂŻse, Ă©tant devenu grand, refusa d’ĂȘtre appelĂ© fils de la fille du Pharaon, choisissant plutĂŽt d’ĂȘtre dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des dĂ©lices du pĂ©chĂ©, estimant l’opprobre du Christ un plus grand trĂ©sor que les richesses de l’Égypte ; car il regardait Ă  la rĂ©munĂ©ration » v. 24-26. Actes 7 Et MoĂŻse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens ; et il Ă©tait puissant dans ses paroles et dans ses actions. Mais quand il fut parvenu Ă  l’ñge de quarante ans, il lui vint au cƓur de visiter ses frĂšres, les fils d’IsraĂ«l » v. 22 et 23. En figure, c’est l’abaissement volontaire du Seigneur. Que vit MoĂŻse, sortant vers ses frĂšres » ? Il vit, leurs fardeaux » Ex. 211. Il aurait pu dire alors je suis grandement privilĂ©giĂ© d’avoir Ă©chappĂ© Ă  semblable condition, Dieu est bon de m’avoir mis Ă  l’abri ! — et ensuite, regagner le palais du Pharaon. C’eĂ»t Ă©tĂ© pur Ă©goĂŻsme ! Il aurait pu dire aussi je vais intervenir auprĂšs du Pharaon pour faire allĂ©ger les fardeaux du peuple. Mais alors, en admettant que sa requĂȘte eĂ»t Ă©tĂ© accueillie, d’oĂč serait venue la dĂ©livrance ? Du Pharaon et de MoĂŻse et non pas de Dieu par le moyen de MoĂŻse. D’autre part, le rĂ©sultat eĂ»t Ă©tĂ© celui-ci le peuple serait restĂ© en Égypte, dans une condition meilleure peut-ĂȘtre mais pourtant toujours en Égypte, sous le joug du Pharaon, alors que l’Éternel avait une tout autre pensĂ©e Ă  son Ă©gard. De mĂȘme pour la dĂ©livrance d’une Ăąme, ou de ceux qui traversent la dĂ©tresse les moyens humains n’atteignent jamais le but que Dieu se propose. Que voit MoĂŻse en second lieu ? Il vit un homme Ă©gyptien qui frappait un HĂ©breu d’entre ses frĂšres ». L’Esprit de Dieu souligne ce qu’était cet HĂ©breu l’un de ses frĂšres ! DĂšs lors, aucune hĂ©sitation il s’associe Ă  ses frĂšres. Il choisit », nous dit HĂ©breux 11. Heureux choix de la foi ! En un instant, il a mis en balance, d’une part, les richesses de l’Égypte et, d’autre part, l’opprobre du Christ — les dĂ©lices du pĂ©chĂ© et l’affliction avec le peuple de Dieu. Et, avec fermetĂ©, il choisit » l’affliction avec ses frĂšres » — ils sont le peuple de Dieu » — et l’opprobre, mais c’est l’opprobre du Christ ». Tel est le point de dĂ©part du service de MoĂŻse parmi ses frĂšres ». Et pourtant, le moment n’était pas encore venu oĂč Dieu pouvait l’appeler Ă  un tel privilĂšge. Au lieu d’attendre cet appel, MoĂŻse Ă©tait parti selon l’impulsion de son cƓur, de telle sorte qu’il va faire l’expĂ©rience de ce que peuvent ĂȘtre les consĂ©quences d’une activitĂ©, excellente en soi peut-ĂȘtre, ayant Ă  sa source les plus louables intentions, mais qui n’a pas l’autoritĂ© d’une pleine obĂ©issance Ă  un ordre de Dieu. Il regarda çà et lĂ  », tĂ©moignant ainsi d’une certaine crainte, que n’a pas celui qui a conscience d’ĂȘtre envoyĂ© par Dieu et qui, dans une entiĂšre confiance, peut aller droit son chemin, assurĂ© d’un secours qui ne lui fera pas dĂ©faut. C’est parce qu’il vit qu’il n’y avait personne » que MoĂŻse frappa l’Égyptien », le cachant ensuite dans le sable ; ce n’était pas parce que Dieu lui avait commandĂ© de le faire. Actes 7 nous, dit Il croyait que ses frĂšres comprendraient que Dieu leur donnerait la dĂ©livrance par sa main » v. 25 ; il avait bien le sentiment d’ĂȘtre le libĂ©rateur du peuple, mais il s’était mis en route, emportĂ© par les gĂ©nĂ©reuses impulsions de son cƓur, sans attendre que Dieu lui dise d’aller. Actes 7 ajoute — c’est la fin du vers. 25 — mais ils ne le comprirent point ». Comment MoĂŻse eut-il le sentiment que ses frĂšres n’avaient pas compris ? Et il sortit le second jour ; et voici, deux hommes hĂ©breux se querellaient. Et il dit au coupable Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? » Ex. 213, 14 ; cf. Actes 726-28. Combien il est douloureux de voir deux frĂšres se quereller ! Une commune dĂ©tresse unit gĂ©nĂ©ralement les hommes qui en sont les victimes ils associent leurs efforts pour en attĂ©nuer les effets, car on fraternise dans un malheur afin de le rendre plus supportable Ă  chacun. Et voilĂ  que parmi le peuple de Dieu dans la souffrance, deux frĂšres se querellent, se donnant ainsi en spectacle aux Égyptiens et repoussant celui qui voudrait les ramener Ă  la paix Vous ĂȘtes frĂšres ; pourquoi vous faites-vous tort l’un Ă  l’autre ? ». Et quel est celui des deux qui le repousse ? Le coupable » Ex. 213, celui qui faisait tort Ă  son prochain » Actes 727. C’est encore celui-lĂ  qui dit Ă  MoĂŻse Qui t’a Ă©tabli chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer, toi, comme tu tuas hier l’Égyptien ? » MoĂŻse est donc, d’une part, coupable d’un meurtre qui le rend passible du jugement du Pharaon et d’autre part, repoussĂ© par ses frĂšres. Que fait-il ? Il eut peur » et il s’enfuit » Ex. 214, 15. S’il avait agi envoyĂ© par Dieu et dirigĂ© par Lui, il n’aurait pas eu peur plus tard, il ne craindra pas la colĂšre du roi Par la foi, il quitta l’Égypte, ne craignant pas la colĂšre du roi, car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible » HĂ©breux 1127. MoĂŻse avait agi selon sa propre volontĂ© ; pour ĂȘtre un homme de Dieu, il faut que la propre volontĂ© soit brisĂ©e. Ce sera, pour MoĂŻse, l’objet de l’école de Madian. Quarante annĂ©es en Égypte, Ă  la cour du Pharaon, l’avaient amenĂ© Ă  faire l’heureux choix de HĂ©breux 1125 ; quarante annĂ©es Ă  Madian briseront chez lui toute volontĂ© propre et feront de lui l’homme de Dieu que l’Éternel pourra alors envoyer vers son peuple Ex. 3 pour y remplir, durant quarante annĂ©es, un si grand ministĂšre. Quel contraste entre Exode 214, 15 et 419-20, entre la fuite coupable, la peur, rĂ©sultat de la confiance de MoĂŻse en lui-mĂȘme, et son retour en Égypte, aprĂšs les quarante annĂ©es passĂ©es Ă  Madian ! Il revient faible, petit Ă  ses propres yeux, mais revĂȘtu de la puissance de Dieu, ayant la verge de Dieu dans sa main ». C’est le rĂ©sultat du travail accompli pendant ces quarante annĂ©es, annĂ©es de formation de l’homme de Dieu. Il est trĂšs remarquable que ce soit prĂ©cisĂ©ment, des trois pĂ©riodes de quarante ans qui constituent la vie de MoĂŻse, celle dont les Écritures nous parlent le moins la discipline de Madian, l’école de Dieu, c’est quelque chose qu’il faut apprendre chacun pour soi-mĂȘme. Il convient que chacun fasse ses propres expĂ©riences dans ce travail de formation de l’homme de Dieu. - Souffrances d’Élie Ce n’est pas au dĂ©but de son ministĂšre qu’Élie fut persĂ©cutĂ© et eut peur pour sa vie, fuyant devant JĂ©sabel comme MoĂŻse avait fui devant le Pharaon, c’est tout Ă  la fin. Pour MoĂŻse, c’était avant mĂȘme de commencer son service ; pour Élie, cela en marquait la fin. AprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă  la rencontre d’Achab, aprĂšs avoir tenu tĂȘte Ă  huit cent cinquante faux prophĂštes sur le Carmel, en ayant triomphĂ© et les ayant mis Ă  mort, Élie se leva, et s’en alla pour sa vie » parce que la femme JĂ©sabel avait parlĂ© de le faire mourir ! Il Ă©tait alors, moralement, devant JĂ©sabel » et non plus devant l’Éternel », et la chose est si juste qu’il devra marcher quarante jours et quarante nuits pour se retrouver devant son Dieu, Ă  Horeb, dans la caverne. S’en allant pour sa vie », Élie va jusqu’au dĂ©sert et lĂ , complĂštement dĂ©couragĂ©, il dit C’est assez ! maintenant, Éternel, prends mon Ăąme »  Il s’en allait pour sauver sa vie et, assis sous le genĂȘt, il demande la mort ! Quelle inconsĂ©quence ! Et pourquoi demande-t-il la mort ? Car je ne suis pas meilleur que mes pĂšres » 1 Rois 194. Comme MoĂŻse, bien que les circonstances ne soient pas exactement les mĂȘmes, Élie s’enfuit au dĂ©sert, ayant peur. Ni l’un ni l’autre n’y allait conduit par l’Éternel, chez l’un et chez l’autre la propre volontĂ© Ă©tait seule en activitĂ© et l’un et l’autre avaient de salutaires leçons Ă  y apprendre. Élie avait dispensĂ© de la nourriture Ă  d’autres dans des jours de famine, il avait Ă©tĂ© manifestĂ© comme un homme de Dieu, apportant et la grĂące et la vĂ©ritĂ© ; au dĂ©sert, il est dĂ©pouillĂ© de tout, sauf de lui-mĂȘme, et sans ressources ! Dieu a compassion de lui, Il lui donne la nourriture dont il a besoin pour marcher et sans laquelle il n’aurait pu arriver Ă  Horeb, la montagne de Dieu. LĂ , il entre dans la caverne, sans doute au lieu oĂč l’Éternel avait autrefois, dans des circonstances toutes diffĂ©rentes, cachĂ© MoĂŻse. MoĂŻse, alors, intercĂ©dait pour le peuple ; ici, Élie parle contre le peuple ! Lui qui avait manifestĂ©, en faveur de ce peuple, un amour en connaissance et toute intelligence », selon l’expression de Philippiens 19. Dieu fait passer devant lui les diverses manifestations de sa puissance et de ses jugements ; Élie les connaissait bien vent d’orage qui avait prĂ©cĂ©dĂ© la pluie 1845, feu du ciel 1838, et ces mĂȘmes phĂ©nomĂšnes s’étaient jadis produits sur cette montagne, alors que l’Éternel donnait la loi Ă  MoĂŻse Ex. 19. Mais quelle leçon pour Élie ! L’Éternel n’était ni dans le vent, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu. Toute la vie du plus grand des prophĂštes, de cet homme de Dieu si remarquable, qui occupe avec MoĂŻse une place Ă©minente, aurait pu s’écouler sans qu’il eĂ»t rĂ©ellement connu Dieu, le Dieu de grĂące ! La voix douce, subtile », chose nouvelle pour lui, dĂ©passait tout ce qu’il avait expĂ©rimentĂ© jusqu’alors et, le visage enveloppĂ© dans son manteau de prophĂšte, il se tient Ă  l’entrĂ©e de la caverne MoĂŻse aussi cacha son visage, car il craignait de regarder vers Dieu » [Exode 36] et c’était aussi Ă  la montagne de Dieu, Ă  Horeb ». SinaĂŻ reprĂ©sente la loi, Horeb la montagne oĂč Dieu se manifeste en grĂące ; et c’est bien sous ce caractĂšre qu’Il se manifeste et Ă  MoĂŻse et Ă  Élie, dans ces deux scĂšnes. L’Éternel pose alors Ă  Élie la mĂȘme question que celle qu’il lui avait dĂ©jĂ  posĂ©e Que fais-tu ici, Élie ? » 1 Rois 1913 ; cf. v. 9. Et Élie fait encore la mĂȘme rĂ©ponse. Ce qu’il vient de voir et d’entendre ne lui a, au fond, rien appris ni de lui-mĂȘme ni de Dieu et il a toujours la mĂȘme pensĂ©e Ă  l’égard du peuple ! Devant le Dieu de grĂące, il se fait toujours l’accusateur du peuple et plaide pour le jugement. Eh bien, c’est Élie lui-mĂȘme qui est chargĂ© d’oindre HazaĂ«l, JĂ©hu et ÉlisĂ©e, pour ĂȘtre respectivement roi sur la Syrie, roi sur IsraĂ«l et prophĂšte Ă  sa place. Mais au lieu d’aller oindre HazaĂ«l et JĂ©hu, Élie va d’abord trouver ÉlisĂ©e et jette sur lui son manteau de prophĂšte ; s’effaçant entiĂšrement, il lui laisse le soin de remplir la premiĂšre partie de la mission qui lui avait Ă©tĂ© confiĂ©e. Il a maintenant compris ce qu’est la grĂące de Dieu et il se sent un objet de grĂące Ă  tel point qu’il ne peut oindre lui-mĂȘme HazaĂ«l et JĂ©hu, les rois qui doivent ĂȘtre les instruments de Dieu pour le chĂątiment de son peuple infidĂšle. En apparence, la carriĂšre de l’homme de Dieu est brisĂ©e, mais en rĂ©alitĂ© c’est une autre phase de l’histoire d’Élie qui s’ouvre. La premiĂšre, quelque brillante qu’elle ait Ă©tĂ© Ă  bien des Ă©gards, a abouti au genĂȘt du dĂ©sert et Ă  la caverne d’Horeb ; la seconde aura son couronnement dans le tourbillon au sein duquel Élie sera enlevĂ© aux cieux. La premiĂšre a Ă©tĂ© marquĂ©e par la puissance du prophĂšte, la deuxiĂšme par l’humiliation d’Élie. Élie a jetĂ© son manteau sur ÉlisĂ©e, non pour l’attirer aprĂšs lui 1 Rois 1920, mais pour qu’il soit prophĂšte Ă  sa place ; il manifeste alors ce qu’il n’avait pas montrĂ© en sortant de la caverne humilitĂ©, jugement de soi-mĂȘme, apprĂ©ciation de la grĂące. Dieu est pleinement glorifiĂ© par la conduite d’Élie, de sorte qu’il peut l’enlever aux cieux de la maniĂšre si remarquable qui nous est dĂ©crite en 2 Rois 2. - Juges 13 — l’Ange de l’Éternel, manifestation de Christ Par-dessus tous ceux dont nous avons parlĂ©, il en est un que l’Écriture nous prĂ©sente avec ce mĂȘme titre d’homme de Dieu, dans le chapitre 13 du Livre des Juges. La femme de Manoah disait Ă  son mari Un homme de Dieu est venu vers moi » Juges 136. Il a la parfaite connaissance de toutes choses, annonce Ă  la femme la naissance d’un fils et lui enseigne ce qu’elle doit faire dĂšs avant cette naissance ; et il rĂ©pĂšte les mĂȘmes paroles Ă  Manoah quand il vient vers lui. Puis, n’acceptant rien de celui qui voulait le retenir et lui apprĂȘter un chevreau, il dĂ©clare Si tu fais un holocauste, tu l’offriras Ă  l’Éternel ». Tout ce qu’il fait est pour son Dieu, pour sa gloire et il dĂ©sire qu’à Lui seul soient la reconnaissance et l’hommage. Qui est cet homme de Dieu qui n’avait pas dit son nom, ce nom que Manoah voulait pourtant connaĂźtre et dont il demande la rĂ©vĂ©lation ? Et l’Ange de l’Éternel lui dit Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux ». Merveilleux, en effet, tel Il a Ă©tĂ© dans ce monde, Celui qui a parfaitement rĂ©vĂ©lĂ© Dieu ! Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du PĂšre, lui, l’a fait connaĂźtre » Jean 118. En vĂ©ritĂ©, Manoah pouvait dire nous avons vu Dieu ». Puissions-nous fixer les yeux sur Lui, ĂȘtre rendus capables de manifester quelques-uns de ses caractĂšres, afin que nous soyons dans ce monde, en une mesure au moins, des hommes de Dieu accomplis et parfaitement accomplis pour toute bonne Ɠuvre » !

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